Il est quatorze heures à l’école maternelle Metz-Vagliano, et pour une dizaine d’élèves de moyenne section le cours d’anglais va débuter. On chante, on danse, on crée et surtout on parle. Interactif et très dynamique, le cours, qui se tient deux fois par semaine dans cet établissement pilote dans l’enseignement précoce de la langue de Shakespeare ne laisse aucun temps mort. Livres, images, collages et mouvements, tout est prétexte à l’apprentissage : savoir dire son prénom, les couleurs, les parties du corps humain... Et dès qu’un enfant prononce un mot en français, l’enseignante le traduit et le fait répéter à la toute jeune assistance, qui participe avec un accent quasi parfait.

Toutes les écoles en 2010

“C’est une approche complètement ludique, on arrive même à faire parler les plus timides. A cet âge-là c’est même plus facile, ils aiment répéter. A la fin de l’année scolaire, ils seront tous pratiquement capables de dire des tournures de phrases ou au moins des mots”, résume Martine Darrigade, l’intervenante recrutée par l’inspection académique. Pour l’adjointe déléguée à l’éducation, Evelyne Brun, “Cannes est une ville cosmopolite et tout le monde a besoin de savoir parler anglais. Avec tous les congrès et les événements internationaux qui s'y déroulent, c'est une innovation importante mais surtout nécessaire.”

Le dispositif, lancé en 2004 dans la cité des festivals, concerne désormais cinq écoles. D'ici à 2010, toutes les écoles de la ville pourraient proposer ses initiations dès la première année de maternelle.