L’institut Lumière rend hommage à son fondateur. Une rétrospective consacrée à Bertrand Tavernier démarre ce soir en présence du cinéaste lyonnais. “Il a beaucoup œuvré pour valoriser le cinéma des autres. Le fait qu’il soit président de l’institut ne devait pas l’empêcher d’avoir sa rétrospective”, explique la programmatrice, Maelle Arnaud.
Vingt-cinq films projetés
Le Juge et l’Assassin, Coup de torchon, Autour de minuit, La vie et rien d’autre, L627, L’Appât, Capitaine Conan… jusqu’à la fin de l’année plus de vingt-cinq films seront projetés. Certains sont devenus des classiques du cinéma français, à commencer par L’Horloger de Saint-Paul, le premier long métrage de Tavernier tourné entièrement à Lyon. “Il a eu du mal à imposer cette idée aux producteurs, mais Tavernier a un rapport très fort avec sa ville”, souligne Maelle Arnaud. Un lien que l’on retrouve dans Lyon regard intérieur, document consacré à son père qui durant la guerre avait accueilli Aragon et Elsa Triolet dans sa maison de Montchat.
Cette rétrospective permet aussi de redécouvrir Philippe Noiret, un des acteurs fétiches de Bertrand Tavernier. “Ils étaient très proches. Noiret a beaucoup fait pour que le premier film de Tavernier voie le jour”, explique Maelle Arnaud. Tavernier, c’est aussi l’art d’accorder des rôles à contre emploi et d’utiliser tout le potentiel d’un comédien comme Michel Galabru, césar du meilleur acteur pour Le Juge et l’Assassin en 1977.
Un cinéaste engagé
Un aspect plus méconnu par le grand public concerne le travail de Tavernier comme documentariste, qui reflète l’engagement du cinéaste. Mississipi Blue sur la musique noire, La Guerre sans nom, sur l’Algérie ou Histoires de vies brisées, sur la double peine, tourné à Lyon.
Enfin, en janvier, Bertrand Tavernier proposera une carte blanche au cinéma américain.
» La projection de ce soir est complète, mais il reste des places pour demain et dimanche. Tout le programme sur www.institut-lumiere.org




































