Mis à jour 18-11-2008 20:08
Vers une ville moins sale
La mairie présente son plan propreté en exclusivité dans Metro

Le budget propreté de la Ville s’élève à 53 millions d’euros.
Photo : PF/Metro
Déchets, urines, vomis ou crottes de chien… Les trottoirs de Toulouse sont trop souvent sales. Forte de ce constat qui nuit à l’image de la Ville rose, la nouvelle municipalité a décidé de lancer un vaste programme d’amélioration de la propreté.
Opérations grand nettoyage
“Il ne s’agit pas de mettre un balayeur derrière chaque incivilité, mais de coresponsabiliser tous les acteurs de la cité”, explique Alexandre Marciel, adjoint en charge du dossier. Conscient qu’il s’agit d’une préoccupation majeure, l’élu propose une série de mesures telles que la création d’un rendez-vous des métiers de la propreté et le lancement d’une campagne de valorisation du travail des agents municipaux. Des opérations de grand nettoyage de rue pourraient être également mises en place, en collaboration avec les riverains, de même qu’un challenge récompensant les espaces les plus propres.
“Les quartiers du centre, comme les Carmes, Saint-Pierre ou Saint-Aubin, sont plus particulièrement touchés, notamment à cause des jeunes, note Alexandre Marciel. Il faut donc à la fois faire de la pédagogie dans les écoles et adapter la gestion de la propreté selon les territoires. Nous allons également augmenter le nombre de balayeurs le week-end.”
Un volet répressif
Des chartes de bonne conduite seront par ailleurs soumises aux associations de SDF, de cafetiers ou d’étudiants. “Outre la prévention, nous devons aussi être plus répressifs, en veillant à l’application des arrêtés et en amplifiant les travaux d’intérêt général”, ajoute-t-il.
Enfin, des expérimentations vont être lancées prochainement, comme la création d’espaces dédiés aux déjections canines dans les caniveaux ou encore la fabrication de nouveaux ma-tériaux plus résistants aux taches pour les trottoirs. Pour ce faire, le budget estimé s’élève à plusieurs centaines de milliers d’euros. “Il s’agit d’un redéploiement de budget et non d’une enveloppe supplémentaire”, assure l’élu.






