Même si elles ne font pas fi de la crise économique, les entreprises de conseil en technologies et de recherche et développement (R&D) externalisés restent globalement optimistes pour 2009. Ainsi, même si leurs prévisions d’embauche sont désormais énoncées avec parcimonie et au conditionnel, elles n’en demeurent pas moins massives. Les grands noms de la sous-traitance en ingénierie, comme Assystem, misent sur “environ 2 000 embauches en 2009”, Alten table sur 2 700 recrutements, Akka Technologies sur “un chiffre de l’ordre de 1 500 embauches”, Altran vise plus de 2 500 nouveaux ingénieurs en France ou encore 400 recrutements sont prévus chez Alyotech.
Les profils recherchés ?
On recherche encore et toujours des jeunes ingénieurs issus des grandes écoles et des universités… mais aussi des candidats “expérimentés”, pouvant justifier jusqu’à quinze ans d’expérience. A cela plusieurs raisons : d’abord, les branches d’activité encore porteuses pour ces employeurs (à savoir le nucléaire, la pétrochimie, l’aéronautique, le ferroviaire) nécessitent le recours à des experts, donc à des collaborateurs expérimentés. Et puis, seconde raison de cet “engouement” pour les “seniors” : une offre de service de plus en plus orientée conseil. “En période de restriction budgétaire, nos clients vont davantage avoir besoin de conseils, et pour cela des collaborateurs expérimentés auront une vraie valeur ajoutée”, explique Lionel Morin, directeur du recrutement d’Akka Technologies.
Les postes à pourvoir se situent principalement en région parisienne, mais aussi dans les bureaux de province de ces spécialistes de l’ingénierie.
Côté salaire, la courbe des offres d’emploi étant toujours supérieure à celle des candidats, la surenchère va bon train. “Toutefois, les candidats ne raisonnent plus uniquement en salaires. Dès le départ, ils exigent des détails sur le contenu du projet qui leur est confié et sur leur mise en perspective au sein de l’entreprise”, observe Lionel Morin qui, à l’expression “plan de carrière”, préfère celle de “parcours”. S’ils n’y trouvent pas leur compte, les collaborateurs n’hésitent pas à aller voir ailleurs. Chez Akka Technologies, l’ancienneté moyenne ne dépasse pas cinq ans.





































