Les équipes des futurs campus français ont passé un examen blanc vendredi, sous l’œil attentif de Valérie Pécresse. Les six premiers projets lauréats du plan Campus de rénovation immobilière étaient présentés devant la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.

Les projets de Bordeaux, Grenoble, Lyon, Toulouse, Montpellier et Strasbourg ont été rendus publics, à la veille du jury de l’Opération Campus qui se réunira lundi.

L’enveloppe financière allouée à chacune des propositions sera alors précisée. Sélectionnée lors d’une première vague en mai dernier, chaque ville a rendu sa copie définitive la semaine dernière au ministère.

Dix projets au total
La dotation « qui ne sera pas une simple division par dix » dépendra « du potentiel scientifique du site » et de « la force des partenariats noués avec les collectivités locales », a fait savoir Valérie Pécresse qui a déclaré vouloir « construire des éco-campus, accessibles à tous les étudiants ».

Le but : créer dix pôles d’excellence bénéficiant d’une plus grande visibilité à l’international. Et notamment d’améliorer le rang des grandes universités françaises dans les classements internationaux, type Shangaï.

Quant aux universités recalées, souvent plus modestes, elles craignent d’être les grandes perdantes de ce vaste programme de renovation.

Onze d'entre elles devraient recevoir 400 millions d'euros sur trois ans, a annoncé Valérie Pécresse mercredi 12 novembre, dans Les Echos.

Il faudra d’abord parvenir à réunir les 5 milliards  d’euros prévus pour le plan Campus : censé correspondre au produit de la vente de 3 % du capital d'EDF, évalué à 5 milliards d'euros à l’époque, le montant de cette opération a été, depuis, revu à la baisse.