Les mannequins qui défilent pour lui ? Des personnes en fauteuil roulant et des valides. Chris conçoit des vêtements adaptés aux situations de handicap, qui peuvent aussi être portés par tout le monde. Avec une esthétique moderne, des matières et des ouvertures adaptées.
Les atouts du métier
“J’aime innover ! C’est-à-dire associer le côté créatif et toute la recherche technique : les vêtements que je crée doivent être à la fois très pratiques et élégants. Et puis, il y a tout le côté humain : je rencontre beaucoup de personnes en situation de handicap pour bien comprendre leurs besoins.”
Les contraintes à accepter
“La difficulté la plus forte, c’est le côté financier. Concevoir, produire et montrer une collection, ça a un coût. En face, il n’est pas facile de trouver des investisseurs.” Les portes se ferment du côté des banques. Il obtient le soutien du monde associatif et des institutions. “Mais ça
reste tendu financièrement. Préparer une collection, c’est travailler 7 jours sur 7.”
Son parcours
Quand il décroche son bac pro de comptabilité, Chris sait qu’il n’en fera pas son métier. “J’étais attiré par le vêtement et j’avais un bon coup de crayon. J’ai fait une année préparatoire à l’atelier Chardon-Savard, puis trois années d’études dans l’atelier Letellier. J’ai terminé par des cours aux Beaux-Arts.” Pour payer le tout, Chris a enchaîné les jobs et a décroché un financement en formation continue.
Son conseil
“Pour se lancer, il faut trouver une idée nouvelle, s’assurer que son projet est réalisable... et tenir bon, ne pas se décourager !”
L’avis de l’expert Onisep
Le parcours standard consiste à passer un bac techno STI spécialité arts appliqués, puis un BTS design de mode ou une formation dans un atelier de mode. Avec un bac général, il est possible de rejoindre la filière après une année de mise à niveau.










































