Défilés, strass, paillettes... Les métiers de la mode font rêver et suscitent des milliers de vocations chaque année. Le secteur, en pleine expansion, emploie 60 000 salariés en France, dans 5 000 entreprises, principalement des PME situées en région parisienne, en Rhône-Alpes et dans les Pays de la Loire.


“Cette image féerique existe bel et bien, mais il ne faut pas se voiler la face. Peu de candidats auront la chance de travailler aux côtés de Jean-Paul Gaultier ou de Christian Lacroix. Il y a un décalage entre la réalité du marché et les clichés des ateliers de stars”, explique Roberto d’Incau, directeur Europe du Sud pour la division mode du cabinet de recrutement Hudson.

“Il y a un décalage entre la réalité du marché et les clichés des ateliers de stars.” Roberto D’Incau, du cabinet Hudson

Plus de 160 métiers
Heureusement, le secteur de la mode ne se limite pas à la haute couture. Plus de 160 métiers, plus ou moins qualifiés, cohabitent : de la patronnière au retoucheur en passant par le responsable achat ou le modéliste. Le métier le plus connu est celui de styliste, mais il s’en recrute peu, entre 200 et 300 par an.
Autant dire que les places sont chères, et que face à la concurrence les candidats ont plutôt intérêt à se tourner vers l’industrie et la grande distribution, toujours à la recherche de nouveaux talents.

Allier création et marketing
Pour entrer dans le sérail de la mode, il est néanmoins indispensable de posséder une formation. Si possible pointue et tournée vers l’international. Des compétences en marketing/gestion/vente et la maîtrise de l’anglais sont devenues incontournables.


D’après l’Apec (Association pour l’emploi des cadres), la majorité des emplois cadres du secteur concernait en 2008 les fonctions commerciales, marketing et recherche et développement (R&D). Les écoles ont pris conscience de cette évolution du secteur, et toutes proposent désormais des formations alliant création et marketing.