Black-jack, bac­cara, roulette… c’est de l’histoire ancienne. Si vous prévoyez un voyage à Las Vegas dans les semaines à venir, il est grand temps de vous mettre au brelan et à la quinte flush pour rester un peu dans le coup. La machine à sous a certes encore quelques beaux jours devant elle, mais la vraie star des casinos, c’est le poker.

Lors de la première édition des WSOP, en 1970, Las Vegas ne comptait qu’une trentaine de tables. Aujourd’hui, chaque casino possède en moyenne une vingtaine de tables, auxquelles s’ajoutent des dizaines de variantes où les joueurs ne s’affrontent pas entre eux, mais directement face à la banque (un mode de jeu plus rémunérateur pour les casinos).

Lunettes noires et iPod
Au Rio Hotel, où ont lieu les WSOP, les croupiers ont une explication : “Le cinéma nous a donné un bon coup de main, explique Gary. Il n’y a pas une célébrité d’Holly­wood qui ne vienne pas jouer à Las Vegas.” Un sentiment que partage Harry du Bella­gio, le casino d’Ocean Eleven : “Le poker
bénéficie de son image de jeu de riche : il donne à chacun le sentiment d’appartenir à la caste des privilégiés.” “Avant tout, le poker est un jeu stratégique, où le bluff est le plus important. Que je gagne ou que je perde, cela dépendra moins de la chance que de mon talent, ce n’est pas le cas aux machines à sous”, acquiesce John, un habitué des tables vertes.

Lunettes noires, iPod sur les oreilles, les amateurs de Vegas se prennent presque tous pour leurs idoles. Pourtant les mises de un et deux dollars restent bien loin des “blinds” à un million de dollars atteints par les WSOP cette année.


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