Au total, ce sont de plus de 80 films dans sept salles indépendantes de la capitale pour des places au tarif unique de 4 euros. Marraine de cette édition 2008, comédienne au parcours atypique et cinéphile de la première heure, Karin Viard qui s’est vu confier une carte blanche, fera partager ses coups de cœur au détour de 4 films triés sur le volet.
Vous connaissiez l’existence de « Mon 1er Festival » ?
Oui, mais je n’étais ni disponible, ni à Paris lors des précédentes éditions du festival, c’est pourquoi j’ai été ravie cette année de pouvoir répondre à cette demande de parrainage.
Qu’est-ce qui vous a motivé à endosser le rôle de marraine ?
Le projet dans son ensemble. Cette initiative que je trouve tout a fait louable. J’ai en effet deux enfants, de neuf et onze ans, qui correspondent à la tranche d’âge à laquelle le festival s’adresse.
Y a-t-il selon vous une façon d’apprendre à regarder un film comme on apprend à lire ?
Je pense que c’est un peu rasoir si on est en permanence dans l’éducatif. La société essaye tout le temps de nous mettre ça en ligne de mire : il faut éduquer ses enfants, etc… Au contraire, je pense que le plaisir du cinéma se transmet par le plaisir qu’on a soi-même. En ce moment, j’essaye de les initier à la V.O, c’est un peu difficile, mais on va y arriver tranquillement.
La télé a pris une grande place dans la vie culturelle des enfants…
C’est vrai, et c’est pour cela qu’il est essentiel de développer leur curiosité, et leur faire découvrir le goût des salles de cinéma, le plaisir de ce sentiment d’immersion. Il y a ainsi un rapport plus intime et plus profond avec les images, et l’attention qu’ils y portent est aussi plus intense.
Quelle sélection avez-vous opéré pour la carte blanche que le festival vous a accordée ?
J’ai choisi 4 projections : Il y a d’abord « L’enfant au grelot », idéal pour les plus petits. C’est un très joli conte, à la fois réussi et très poétique. Parce-ce que je suis vraiment admirative du travail de Miyazaki, j’ai choisi « Mon voisin Totoro ». J’avais aussi un faible pour Chihiro, qui est un voyage fantastique dans l’univers du conte et des légendes japonaises, mais l’univers plus sombre me paraissait moins accessible aux plus jeunes spectateurs. il y aura aussi « Grease », un film joyeux qui passe les époques là où d'autres se démodent. L'histoire éternelle du mauvais garçon et de la fille de bonne famille qui tombent amoureux. Et enfin « Ma vie de chien », un film suédois que j'ai découvert à un festival il y a plus de 20 ans. Le scénario m’a marquée. C’est l'histoire d’un enfant solitaire, de ses rêves, des rencontres fantaisistes qui vont le marquer. Ce film est véritablement l'expression d’un talent pur, touchant, poétique. Une merveille à découvrir absolument.




































