Sarah Palin s'est confiée à CNN, à une semaine de l'élection présidentielle. Pour la candidate à la vice-présidence, rien n'est encore joué. Elle se défend d'avoir moins d'expérience que ses rivaux et affirme ne rien avoir à se reprocher dans le "Troopergate"...

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L’économie a été au centre de cette fin de cam­pagne. Vous qui avez une expérience de gouverneur, quelles mesures prendrez-vous ?
Même si je ne mets pas souvent en avant mon expérience des fonctions officielles, c’est vrai que j’en ai plus que Barack Obama (le candidat démocrate est sénateur de l’Illinois depuis 2004 tandis que Sarah Palin est gouverneur de l’Alaska depuis 2006, ndlr). Avec John McCain, nous voulons nettoyer Wall Street et mettre fin à cer­tains abus de pouvoir à Washington. Econo­miquement, cela veut dire baisser les impôts – et pas les augmenter –, permettre à nos petites entreprises de conserver davantage de leurs bénéfices afin qu’elles les réinvestissent selon leurs priorités. Pas les priorités des politiciens ou de certains lobbys. Si ces petites entreprises ont davantage de moyens, elles pourront embaucher et relancer notre économie.

Pour vous, Barack Obama est-il un socialiste ?
Moi je ne vais pas le qualifier de socialiste, mais lors du dernier débat, Joe le plombier a souligné que les propos de Barack Obama avaient une connotation socialiste. Et beaucoup d’autres Améri­cains s’inquiètent de son programme écono­mique : prendre davantage aux petites entreprises, davantage à nos familles, et redistribuer ensuite selon leurs priorités. Pour moi, c’est contraire à l’esprit d’entreprise sur lequel ce pays a été bâti.

Certains experts soulignent que le pays se rapproche du socialisme, citant en exemple le plan de sauvetage soutenu par McCain et Obama…
Nous sommes en période de crise et il était indispensable que le gouvernement intervienne sur les marchés pour rétablir la confiance. Mais il ne faut pas que la crise soit un prétexte pour faire des dépenses déraisonnables et faire du gouver­ne­ment la solution à tous nos problèmes économiques.

Quel sera votre rôle en tant que vice-présidente ?
La réforme de l’Etat et l’indépendance énergétique, c’est primor­dial. C’est mon point fort, en tant que gouverneur d’un Etat producteur d’énergie. C’est une question de sécurité nationale et d’opportunités économiques. L’autre mission que souhaite me confier John McCain, c’est d’utiliser au mieux le budget fédéral pour donner une chance à chaque enfant.

Parlons du “Troopergate”. Etait-ce une erreur de laisser votre mari utiliser votre bureau pour faire renvoyer le policier Mike Wooten ?
Pas du tout. Ce policier (qui allait divorcer de la sœur de Sarah Palin, ndlr) a tiré sur son fils avec un Taser et a menacé ma famille de mort. Mon mari a fait exactement ce que ferait un père et un mari sensé, préoccupé par la sécurité de sa famille.