Après le monde de la finance, c’est au tour de l’économie “réelle” d’être touchée. Et, au fil des jours, les nuages sont de plus en plus menaçants : plans de réduction d'effectifs chez la Redoute, mise au chômage technique chez Renault et Peugeot,… Les annonces de restructuration se multiplient depuis vendredi. Et les conséquences commencent déjà à se faire sentir sur l’emploi. Le travail intérimaire, qui représentait en 2007 3,6% de l'emploi salarié en France, connaît un ralentissement depuis mars 2008. Et la situation ne cesse de s’aggraver. “Après un recul de - 1 à - 3,6% de l'activité depuis mars, on est passé à - 6%, - 7,5% en juin-juillet, et puis ça s'est encore accéléré puisqu'on est à - 10% en septembre, et on va vers - 12% en octobre”, explique Arnaud de la Tour, le président de la fédération patronale Prisme.
Des mesures à annoncer
Pour tenter de rassurer les chefs d’entreprise et les salariés, Nicolas Sarkozy doit présenter demain à Rethel (Ardennes) des mesures destinées à amortir les effets de la crise financière sur l'emploi. Le secrétaire d'Etat à l'Emploi, Laurent Wauquiez, a annoncé que le programme s'articulerait autour de trois volets : poursuite des réformes de structures (formation professionnelle, pôle emploi), détection des “emplois de demain” (numérique, métiers verts), et utilisation accrue d'outils existants tels que le contrat de transition professionnelle et les contrats aidés. Lors de son discours, le président de la République pourrait aussi évoquer le secteur des services à la personne, qui fera l'objet prochainement d'un deuxième plan de développement, après le plan Borloo lancé en 2005.
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