Le sport, en­traîné lui aussi dans une bulle inflationniste ces dernières années, va devoir apprendre à se serrer la ceinture. En Fran­ce, l’Olym­pique lyonnais, seul club français coté en Bourse, a vu le cours de son ac­tion dévisser de 25% de­puis un mois. Une baisse qui, si elle n’affecte pas directement le fonctionnement du club, fait peser des incertitudes sur le projet d’un grand stade, l’OL Land, et d’un complexe de ma­gasins, d’hô­­tels et de bureaux. “Avec la crise, il faut savoir se remettre en cause”, avoue le président lyonnais, Jean-Mi­chel Aulas. Aux Etats-Unis, quand Wall Street éternue, c’est toute l’économie des major leagues américaines qui tousse. “Si la consommation est touchée par la crise, je ne pense pas que le sport puisse échapper à cette réalité”, reconnaissait la semaine dernière David Stern, le big boss de la toute- puissante NBA.

La F1 inquiète
Pour l’instant, les effets de la crise se sont peu fait sentir, car la plupart des contrats de parrainage sont déjà en place. Pourtant, des coupes claires ont déjà com­mencé. La ligue de basket américaine, qui s’attend à une baisse de la billetterie et du mar­chan­dising, s’apprête à licen­cier 9% de ses effectifs aux Etats-Unis. Le sport le plus cher du monde, la Formule 1, qui dépensait presque sans compter pour développer ses monoplaces, va devoir s’adapter, lui aussi, à la nouvelle donne économique. “Les temps vont être durs, pas de doute là-dessus, et si vous regardez, les nouveaux sponsors qui arrivent sont assez rares”, constatait à Singapour Gerhard Berger, le copropriétaire de l’écurie Toro Rosso. Ces principaux parraineurs, qui sont-ils ? Des constructeurs automobiles, des assureurs ou des banques plombés par la baisse des ventes et celle des marchés financiers. “La situation est vraiment sérieuse. Si nous ne prenons pas de mesures avant 2010, nous serons en grande difficulté”, pronostiquait Max Mosley, le président de la Fédération internationale la semaine dernière, au lendemain d’une réunion de crise pour réduire les coûts.


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