Des personnalités se sont réunies, ce mercredi, autour du père de Guilad Shalit, lors d’une conférence de presse organisée à Paris, pour alerter sur le cas de ce jeune franco-israélien retenu en otage par le Hamas.
" Je m’étonne de voir que la presse ne s’intéresse pas beaucoup à son cas " a déclaré mercredi matin Patrick Bruel, expliquant que les médias s’étaient plus investis pour la libération d’Ingrid Betancourt.
Enlevé par le Hamas alors qu’il effectuait son service militaire obligatoire dans l’armée israélienne, le jeune caporal est retenu depuis 850 jours dans la Bande de Gaza. Depuis juin dernier, Noam Shalit, le père de Guilad, n’a eu aucune preuve de vie de son fils.
En contrepartie de sa libération, le Hamas exige la libération de centaines de détenus. " Depuis l’enlèvement de Gilad, Israël a libéré plus de 1000 prisonniers dont certains avec du sang sur les mains " a précisé Noam Shalit.
Otage politique ou simple détenu
Pour Florence Aubenas : " Guilad ne doit pas devenir un enjeu politique et le fait qu’il soit un soldat franco-israélien ne doit pas non plus entrer en considération ". En effet Guilad n’était pas un soldat engagé, mais juste un jeune étudiant qui effectuait son service militaire obligatoire.
Les risques de la médiatisation :
Alors qu’il y a deux jours, environ 3000 personnes ont manifesté pour réclamer la libération de Guilad, le ministre israélien de la défense, Ehud Barak a déclaré que " les manifestations pour Shalit risquaient de provoquer la montée des enchères sur le prix de sa libération ". Interrogé sur la question Noam shalit a déclaré ce matin qu’ "étant donné la situation, toutes les actions possibles devaient être engagées ".
A Paris, le quai d’Orsay a entamé des négociations avec les membres du Hamas.




































