Le préfet de police de Paris Michel Gaudin a présenté hier le plan de vidéoprotection pour Paris qui prévoit l’installation de 1 226 caméras supplémentaires dans les rues de la capitale, avec une mise en service progressive dès 2010. A ce jour, la vidéoprotection est déjà bien développée. La préfecture de police (PP) dispose de 120 caméras sur la voie publique et de 120 caméras mobiles embarquées (véhicules et hélicoptères). A ce dispositif s’ajoutent 206 caméras sur la voie publique appartenant à la Ville, 9 500 caméras couvrant les réseaux de transports franciliens RATP et SNCF et 114 caméras au Parc des Princes, soit 10 060 à ce jour.

Conservées trente jours
Les 1 226 nouvelles caméras se répartiront par arrondissement, la fourchette étant comprise entre 25 (pour le IIe) et 93 (pour le XVIIIe). Leur emplacement, qui n’est pas à ce jour définitif, sera  déterminé en fonction des souhaits des élus et des services de police concernés. “Les caméras seront visibles mais a priori ne seront pas à portée de main”, a précisé le préfet de police.

La durée de vie des images sera de trente jours et seuls les policiers habilités pourront les visionner dans des contextes bien spécifiques : sécurité routière, gestion de l’ordre public (manifestations…) ; lutte contre la délinquance et prévention du risque terroriste. “Ces caméras permettront d’élucider des faits, mais aussi d’innocenter des gens. Outre la prévention, ces caméras permettront aussi d’établir la vérité.” Le projet, dont le coût est estimé entre 65 et 80 millions d’euros, sera financé par un partenariat public-privé.

Respect de la vie privée
La PP a rédigé une charte dans laquelle elle s’engage à “garantir un degré de protection supérieur des libertés individuelles publiques”. Un comité d’éthique sera également constitué, avec la moitié de ses membres venus de la police, et l’autre moitié désignée par le maire de Paris.