Si vous avez un coup de mou, courez voir L’Empiafée, un spectacle délirant interprété par Christelle Chollet, un petit bout de femme à l’énergie débordante. Construit autour de chansons d’Edith Piaf revisitées (“L’Hymne à l’amour” version Claude François ou encore “Mon manège à moi” à la sauce salsa), ce one woman show vous fera hurler de rire. Rencontre.
Comment est né L’Empiafée ?
D’une succession de bons hasards. Ça faisait longtemps que j’avais envie de faire un spectacle drôle sur Piaf. Mais l’idée s’est concrétisée grâce à Rémy Caccia. Un jour, alors que je devais chanter dans une galerie d’art, il m’a suggéré d’arriver là-bas en tant que SOS chanteuse qui viendrait livrer des chansons comme on livre des pizzas. Les sketchs ont a tapé dans l’œil de personnes qui nous ont pris pour jouer en province. A partir de là, ça a fait boule de neige.
Votre spectacle est hors norme. Comment le décririez-vous ?
C’est un one woman show musical. On a l’habitude de dire que c’est un spectacle bien chanté, bien joué et bien gaulé !
Vous n’avez pas eu peur de toucher aux chansons de Piaf ?
Non, parce que je l’ai toujours fait. Au lieu d’essayer d’imiter Piaf, j’ai choisi de détourner ses chansons et de les chanter à ma façon. Du moment qu’on garde le sens du texte, ça passe. Piaf était une femme incroyable, en avance sur son temps, tyrannique et drôle à la fois.
Tout comme votre personnage...
C’est vrai, sauf que mon personnage est drôle malgré elle ! Elle dit des horreurs et tout le monde en prend pour son grade. Mais au fond, elle est attachante.
Vous n’hésitez pas à faire monter des spectateurs sur scène...
C’est ce qui fait la force de ce spectacle : mélanger différents genres et rendre le public complice de l’instant. A chaque représentation, il peut se passer n’importe quoi. Il arrive que des gens montent spontanément sur scène ! Il faut improviser avec cela et c’est génial.
Vous avez une énergie folle. Comment faites-vous ?
C’est le fruit d’une discipline quotidienne. Je vis comme un sportif de haut niveau !
Il paraît que vous avez été virée du Conservatoire.
(Rires.) J’ai été virée du Conservatoire national d’art dramatique de Toulouse pour insubordination parce qu’à 20 ans, on se prend pour Che Guevara ! Mais j’en garde un bon souvenir parce que c’est ce qui m’a fait avancer et rouler ma bosse.
» Au Palais des Glaces, du mardi au samedi à 21 heures.










































