Le drôle de bonhomme aux mains d'argent immortalisé en 1990 dans le film de Tim Burton est en chair et en cisaille au théâtre du Châtelet, à Paris, depuis mercredi et jusqu'au 2 novembre. C'est en 2005 que le chorégraphe anglais Matthew Bourne (qui avait déjà mis en scène Le lac des cygnes avec des hommes uniquement) a décidé de donner vie à ce personnage gothique et romantique. Et a gagné son pari. Le ballet est un succès mondial, que son arrivée en France ne devrait pas démentir.

La vingtaine de danseurs virevoltent devant nous pendant un peu plus d'1h30, sans temps mort. La mise en scène vive, colorée, pleine d'humour, ne laisse pas de répit au spectateur. Les danses, qu'elles soient en groupe ou en duo, suivent à la note près les mélodies de Danny Elfman (qui a composé la musique originale du film de Tim Burton) que l'orchestre joue en live.
Ce spectacle allie poésie (comme dans la délicate scène de la sculpture de glace), originalité (la scène des buissons qui dansent) et dynamisme. Seul regret: lors des danses de groupe, le plateau est surchargé et le spectateur finit par ne plus savoir où donner de la tête.