Il avait été interpellé après qu’une rixe eut éclaté lorsqu’il s’était vu refuser de l’argent dans une agence bancaire. Hier, à Paris, au cours d’une conférence de presse organisée par le Mouvement contre le racisme et l’amitié entre les peuples (Mrap) et la Fédération des Tunisiens citoyens des deux rives (FTCR), le père du jeune homme a demandé que les policiers en cause soient suspendus de leurs fonctions.
Son père crie au “meurtre” “Ils sont toujours en service, comme s’ils n’avaient rien fait, ça nous fait très mal”, a-t-il expliqué, qualifiant ces faits de “meurtre”. Menotté aux mains et aux pieds, le jeune homme avait été maintenu au sol grâce à une clé d’étranglement (technique d’immobilisation) pendant quinze à vingt minutes, selon Boubaker Ajimi. Pour la police, “il n’y a pas de souci sur la technique employée”. “C’est un geste enseigné en école de police, que l’on utilise des milliers de fois, indiquait hier le secrétaire départemental du syndicat Unsa-Police, Frédéric Guérin. La présomption d’innocence vaut également pour les policiers, et nous soutenons nos collègues. C’est à la justice de rendre ses conclusions. Et il est clair que si des responsabilités sont établies, les personnes y feront face.” L’information judiciaire est toujours en cours. Le Mrap a indiqué qu'un rassemblement pourrait être organisé devant le palais de justice de Grasse, si aucune décision judiciaire n'intervenait dans les quinze jours.



































