Il est le créateur le plus fréquentable qui soit : toujours disponible, toujours attentif... Il suffit d’arriver à le faire rester tranquille quelques minutes, juste le temps de quelques questions... Il est, juste avant le défilé, à ce point distrait par les lumières, le son, les amis qu’il ne veut pas ignorer, qu’il peut lui arriver de répondre à plusieurs questions à la fois...
Mais il reste compréhensible, la preuve quand il parle de la mode et de la façon dont il vit son travail. “C’est ma treizième ou seizième collection, je ne sais pas, je ne compte pas les robes, je ne compte pas les amis. Et ce qui est beau et ce qui est difficile dans ces histoires de vêtements, c’est l’histoire du moment, on ne regarde pas hier, on ne regarde pas demain, c’est juste quelque chose d’aujourd’hui qui me fascine... Aujourd’hui, je vois où on veut être, avec qui on veut être, avec tout ce qui se passe dans le monde, l’économie, les banques qui sont out, le meilleur investissement c’est une robe car le prix ne baissera pas... Il faut être très attentif à ce qui va se passer, les gens n’achèteront pas moins, ils achèteront simplement différent...”
Un manteau tout chaud
“Chaque matin, je vérifie les chiffres dans les boutiques, je vais voir la production et lorsque je constate que l’on a acheté 10 000 mètres d’un tissu, je me dis qu’il va y avoir 5 000 personnes qui auront un manteau et qui auront chaud... C’est vrai, Lanvin peut être cher, mais il ne l’est pas tout le temps ! Je n’ai pas de seconde ligne mais j’ai plein de propositions différentes, du cher et du pas cher... Ce que j’aimerais que l’on dise de ma collection ? Que ce sont des habits émotionnels !”










































