Castelbajac, Jean-Paul Gaultier, Sonia Rykiel, Lacroix... Au total, huit grands couturiers ont été sollicités, il y a quelques semaines afin de refaire la garde-robe de la statue de la Vierge noire, statue de la basilique de la Daurade, au pied de laquelle les gens viennent prier pour une grossesse ou un accouchement. "Les robes sont usées, la plupart datent des années 1920", explique Marie-Thérèse Miquel, la trésorière de l'association pour la promotion du patrimoine La Daurade, à l'origine de cette démarche.
Dentelle déchirée, satin craquelé : sur la trentaine de parures d'origine, seules une quinzaine sont encore en état d¹être déposées sur la statue. Si les grands couturiers n'ont pas encore répondu, l'initiative a interpellé d¹autres professionnels. Moins people, sans doute, mais tout aussi concernés
par la mission.
"Plusieurs couturiers toulousains et un à Paris sont prêts à confectionner de nouvelles robes, se félicite Marie-Thérèse Miquel. Il y des particuliers qui nous ont contactés : pour remercier d'une grâce, une dame a même décidé d¹offrir une robe brodée."
Surpris par l'enthousiasme des créateurs, les membres de l'association devraient recevoir dans les prochaines semaines les premiers couturiers afin qu¹ils prennent les mensurations de la Vierge. "Il est important aussi qu'ils s'imprègnent du lieu", ajoute Marie-Thérèse Miquel avant de tempérer : "Mais il ne faut pas que cela soit une robe de cirque, on demande une oeuvre d'art dans un lieu de prière. Nous sommes prêts à accepter les robes à rayures, dans la mesure où c'est respectueux du lieu et de la Vierge !"










































