100 euros environ par mois.
C’est la rondelette somme d’argent que doivent débourser, depuis le mois d’août, les aficionados du ballon rond pour visionner l’intégralité de la L1, entre l’abonnement à Canal+ et celui à Orangefoot, diffuseurs de la L1. C’est aussi 10% d’un Smic…

50 000 abonnés à Orange
Bien difficile à assumer pour un portefeuille de plus en plus mince. Car depuis la fin de “Téléfoot” et de “France 2 foot”, il n’existe plus qu’une infime fenêtre de “gratuité” pour voir la L1 avec “Canal Football Club” qui diffuse les images du Championnat le dimanche soir à partir de... 19 h40. D’ où le sentiment d’un manque de visibilité du Championnat et d’une grogne perceptible aussi chez les présidents de club (Diouf et Triaud, notamment). Depuis son arrivée dans le foot, Orange est au centre des mécontentements au regard de son nombre d’abonnés (50 000) et du surcoût à payer : “C’est le problème de la LFP”, se défend Xavier Couture, patron des contenus d’Orange. “La Ligue savait que Canal ne voulait plus mettre la même somme d’argent. Au moment de l’appel d’offres,
elle a trouvé en Orange un relais. A partir de là, comme c’était le cas avec TPS, il faut deux abonnements si on veut tout voir. Mais nous ne sommes pas responsables de ce que la Ligue a souhaité faire.” Car si la belle famille du football français est sortie repue de la vente des droits de la
L1, à l’image du président de la Ligue, Frédéric Thiriez, aujourd’hui les problèmes apparaissent au grand jour.

Une patate chaude
La Ligue a ainsi demandé à Orange d’accélérer sa communication autour des modalités d’abonnement. Pourtant, Couture ne veut pas être le bouc émissaire : “Je veux bien qu’on fasse semblant de découvrir les choses aujour­d’hui, mais lorsque nous avons eu les droits, il y avait zéro abonné à Orange. La Ligue le savaient, il ne fallait pas nous attribuer les droits.” En attendant, si du côté des principaux responsables on se rejette la balle, c’est le supporter qui est piégé.