Salut !



Trucmuche : Bonjour. Pourquoi entreprendre une réforme de l'ENA. N'ya t'il rien de plus urgent ?
L'ENA est une école d'excellence que beaucoup de pays nous envient pour la formation de la haute fonction publique. Cependant, il en va de l'ENA comme de la fonction publique : elles doivent s'adapter sans cesse aux exigences de notre temps. Nous devons porter un nouveau projet pour cette école, à partir d'une mesure forte qui servira de levier pour sa modernisation : la suppression du classement de sortie. Cette mesure n'est pas simplement technique. Elle doit permettre de créer un dispositif d'affectation des élèves digne du 21e siècle: ce n'est en effet pas l'employeur qui choisit les compétences dont il a besoin mais c'est l'élève qui fait son choix seul, in fine, en fonction de son rang de classement. Or, quelle entreprise se verrait ainsi imposer le profil de ses collaborateurs ? Nous voulons mieux assurer la rencontre entre une offre et une demande de compétences pour garantir la meilleure adéquation entre les besoins des administrations et les profils qu'elles recrutent.
Depuis maintenant plus d'un an, nous avons lancé beaucoup de chantiers pour la fonction publique et les fonctionnaires : les heures supplémentaires rémunérées comme dans le secteur privé, la garantie individuelle du pouvoir d'achat, une revalorisation en cours des grilles indiciaires de la catégorie B, la mise en place d'outils RH, de la bourse interministérielle de l'emploi public, le droit à un entretien et un bilan de carrière, un projet de loi relatif à la mobilité qui va permettre aux agents d'avoir plus de possibilités dans leurs parcours professionnels. Le travail engagé auprès des syndicats de la fonction publique est exceptionnel : nous avons signé des accords historiques sur la rénovation du dialogue social, nous élaborons avec eux à partir du livre blanc sur l'avenir de la fonction publique une loi qui va refondre le statut général de la fonction publique. La dynamique engagée est remarquable sur tous les fronts : pouvoir d'achat, parcours professionnel, dialogue social, gestion des ressources humaines, conditions de travail (une négociation est en cours).

Agnès : Quel est l'état de vos relations avec les syndicats ?
Depuis juillet 2007, nous avons effectué avec eux un travail d’écoute basé sur la franchise et le respect qui a déjà porté leurs fruits : des accords sur le pouvoir d’achat ont été signé en février dernier (les premiers depuis 10 ans), un accord historique sur la rénovation du dialogue social (je vous rappelle que 6 syndicats sur 8 les ont signés le 2 juin dernier).
Les 8 syndicats n’ont jamais quitté la table des négociations et n’ont jamais refusé la discussion : une négociation est en cours sur les conditions de travail, nous avons des groupes qui se réunissent et travaillent à partir des propositions du livre blanc sur l’avenir de la fonction publique.
J’ai commencé également une tournée en région pour m’assurer que l’information vers les agents et la concertation avec les syndicats locaux sont assurés dans le cadre de la réforme de l’administration territoriale de l’Etat. Je me suis rendu à Lyon puis à Limoges, et à chaque fois accompagné de secrétaires généraux de syndicats de la fonction publique.
Nous travaillons avec des partenaires exigeants mais qui ont, comme nous, l’envie de voir une fonction publique évoluer, s’améliorer.

Pat : La loi prévoit que 6% des emplois de la FP doivent être réservés aux handicapés. Hors même la FP ne montre pas l'exemple. Allez-vous enfin agir concrètement pour l'emploi des handicapés?
Il est légitime que les personnes handicapées trouvent leur place dans la fonction publique. Il faut bien le reconnaître, les fonctions publiques ont mis du temps avant de prendre totalement en compte la réalité des handicaps. Mais la loi du 11 février 2005 nous en donne les moyens.
S’agissant de l’emploi public, la loi a décidé la création du fonds pour l’insertion des personnes handicapées dans la fonction publique (FIPHFP).
Ce fonds reçoit les contributions des employeurs publics qui ne respectent pas leur obligation d’emploi de 6% de travailleurs handicapés. Ce fonds constitue un réel progrès pour l’insertion des personnes handicapées dans la fonction publique car il permet de financer notamment les aménagements de postes de travail, l’accessibilité du lieu de travail.
Mais, il faut aller plus loin, notamment en matière de recrutements, car le taux légal de 6% n’est pas encore atteint dans le secteur public. Le dernier recensement effectué par le FIPHFP montre un taux global de 3,55% pour l’ensemble des trois fonctions publiques.
Le Gouvernement a décidé de renforcer les dispositifs d’emploi et d’insertion des personnes handicapées dans la fonction publique, afin que celle-ci devienne exemplaire.
Le Premier ministre a demandé à chacun des membres du Gouvernement de mettre en place dans son ministère un plan pluriannuel de recrutement de travailleurs handicapés. Tous les plans ministériels sont maintenant établis. Ils conduisent pour cette année à une hausse largement supérieure au 25% demandés des recrutements par rapport à 2007, et l’atteinte des objectifs est garantie par un gel en masse salariale.
Et hier, j’étais aux côtés d’André Rossinot le président du centre national de la fonction publique territoriale pour lancer le guide sur le handicap à l’usage des collectivités territoriales qui ont pour obligation, notamment de mettre aux normes d’accessibilité tous leurs bâtiments pour 2015.
Je vous donne aussi un autre exemple avec la bourse interministérielle de l’emploi public qui a été rénovée. Cette bourse est un espace ouvert à la mise en ligne des emplois vacants proposés par les ministères. Et elle comporte désormais un espace dédié au handicap et une adresse électronique par ministère permettant, aux personnes handicapées de transmettre leur candidature ou d’effectuer une demande d’information.
Ces exemples illustrent notre volonté de changer notre approche du handicap dans la fonction publique.

Alex74 : Comment comptez-vous palliez les 10 000 suppressions de postes annoncés par Bercy, alors qu'il manque un tel personnel dans nos écoles, hôpitaux etc. ?
Au ministère du budget, des comptes publics et de la fonction publique, ce sont exactement 2 812 postes qui ne seront pas renouvelés sur les 5 119 personnes qui devraient partir à la retraite. L'hôpital n'est absolument pas concerné par le non renouvellement d'un poste sur 2 ou 3 d'un agent partant à la retraite. Le problème de l'hôpital c'est que nous devons continuer à attirer des hommes et des femmes compétents vers ces métiers difficiles. C'est pour cela que nous avons engagé plusieurs chantiers ; sur le pouvoir d'achat et la revalorisation des grilles (la catégorie B en ce moment), que nous développons et modernisons une véritable gestion des ressources humaines. Concernant l'école, Aujourd’hui, 30 000 enseignants ne sont pas devant élèves. C’est l’équivalent d’une académie.
Ce chiffre recouvre des réalités très différentes, néanmoins, tous ces postes ne concourent pas, loin de là, directement au « service public d’éducation ». Certains sont mêmes mis à disposition d’associations dont la mission est souvent bien loin de celle de l’Education nationale.
Cyril : Dans la lignée de Nicolas Sarkozy en janvier dernier, vous avez annoncé la suppression du classement de sortie de l'ENA, mais cette réforme ne s'appliquerait qu'en 2010, voire 2011 ; c'est bien loin ! Ne serait-il pas possible de l'appliquer à la promotion en cours qui sort en mars 2009, d'autant que toute la presse a évoqué un vote à 75% de cette promo pour que la réforme s'applique à ces élèves ?
Lorsque j'ai présenté notre projet de réforme avec Eric Woerth, l'une des promotions présente Emile Zola, nous a fait la même remarque. Mais est ce bien juste de changer les règles du jeu au milieu de la partie ?

Zoé : J'ai lu que les fonctionnaires les plus privilégies de la cour des comptes freinaient la suppression du classement de l'ENA : allez-vous céder a ces corporatismes en attendant encore un an ou deux ou vous montrez qu'en France il est encore possible d'appliquer vite des réformes?
Tout le monde a intérêt à cette réforme : les grands corps continueront à pouvoir recruter à la sortie de l'ENA mais ils auront plus de souplesse quant aux profils sélectionnés. Et d'après déjà toutes les rencontres avec les acteurs, je n'ai pas perçu une vraie résistance à ce changement.

Tout agent doit avoir le droit d'avoir une évaluation, un entretien et un bilan de carrière, avoir la possibilité de changer de voie professionnel, d'avoir accès à la formation continue.

Emilie: 30 000 enseignants qui ne sont pas devant élèves… Comment ça s'explique ?
Par le système de la mise à disposition. Mais je peux aussi vous citer un autre chiffre qui fonde la démarche de Xavier Darcos, le potentiel d’utilisation des 50 000 remplaçants approche les 80% et ce, alors même que de nombreuses familles déplorent les délais de remplacement des professeurs de leurs enfants. Cela montre que notre système actuel fonctionne mal et que nous pouvons mobiliser plus efficacement notre potentiel de remplacement, tout en réduisant le nombre des personnes qui y sont affectées.

Jeanine : Le personnel des hôpitaux de l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris (AP-HP) est appelé à manifester aujourd'hui contre le plan de restructuration voulu par votre gouvernement. Allez-vous les recevoir? Qu'avez-vous à dire?
Le ministère de la Santé pilote mais nous travaillons en collaboration étroite avec le cabinet de Roseline Bachelot sur la LMD pour les infirmières. C'est une attente très forte sur laquelle nous travaillons.

Johny : Sur les 23 réformes de l'état en cours quelles sont vos priorités?
Mon secrétariat d'Etat est avant tout un ministère catégoriel : nous nous occupons des 5,2 agents des 3 fonctions publiques. Nous devons avoir une véritable gestion des ressources humaines. Nous avons déjà supprimé la notation qui est remplacée par l'évaluation ; un agent peut désormais avoir un bilan et un entretien carrière. Nous devons permettre aux fonctionnaires d'avoir la maitrise de leur destin professionnel au sein des 3 fonctions publiques. Nous avons en cours un projet de loi relatif aux parcours professionnels, un projet de loi sur la dialogue social, à partir d'un livre blanc remis le 17 avril dernier, nous sommes entrain d'élaborer avec les syndicats une loi de refondation générale du statut de la fonction publique, nous avons ouverts une concertation sur les conditions de travail dans la fonction publique, nous allons sur le terrain pour s'assurer que la concertation sociale et l'information vers les agents sont bien assurées dans le cadre de la réforme de l'administration territoriale de l'Etat. Et enfin, le pouvoir d'achat est aussi pour nous une priorité : la garantie individuelle du pouvoir d'achat va être pour la première fois versée à tous les agents qui auront "perdu" entre 2003 et 2007, et nous sommes entrain de revoir les grilles indiciaires de la catégorie B. Donc vous voyez, nous avons ouvert beaucoup de chantiers....



Eve : Quelles sont les principales propositions du livre blanc sur l'avenir de la fonction publique?
On ne changera pas la fonction publique uniquement par des textes. Il faut un profond changement de culture et de méthode de gestion de ressources humaines. Il ne s'agit pas de rajouter encore une couche de textes à ceux existants : il faut simplifier, moderniser. Nous voulons construire une fonction publique de métiers ; redéfinir la place du contrat ; rendre plus attractive et plus mobile la carrière des agents. Le livre blanc est accessible sur le site ensemblefonctionpublique.org il a été téléchargé plus de 400 000 fois.... le sujet intéresse.

Janvier : Qui va regrouper cette concertation sur la fonction publique. Et quand?
La concertation a commencé le 9 juin avec tous les syndicats de la fonction publique et elle est en cours. Les parlementaires sont également associés à l'élaboration de ce projet.

Helene : Une loi de refondation générale du statut de la fonction publique... Vaste projet. Allez-vous vraiment refonder ou anéantir? Ca va être quoi comme type de contrat, du cdd?
Il existera toujours un statut de la fonction publique : il y aura un statut commun général aux trois fonctions publiques. En théorie il existe une fonction publique unique obéissant au titre I du statut général. Mais en pratique s'est développée une foultitude de spécificités conduisant à la frustration et freinant la mobilité. Cette loi porte notre ambition pour la fonction publique. La rénovation de plus de 20 % de la population active est un investissement stratégique.

Marcel : Ras le bol des fonctionnaires invirables. Trouvez-vous ça juste M. Santini de pouvoir tout se permettre et ne rien faire sans jamais risquer la porte?
La qualité de notre fonction publique est exceptionnelle ; l'engagement des agents est démontré chaque jour. Donc je ne peux pas vous laisser "dévaloriser" le travail accompli chaque jour : pouvez-vous, vous mêmes, passer une journée sans utiliser, solliciter un fonctionnaire ? L'immense majorité accomplit son travail remarquablement !!

Cyril : Monsieur le Ministre, je suis élève de la promotion Willy Brandt qui sortira de l'ENA en mars prochain. Vous savez que nous avons très majoritairement voté pour l'application à nous-mêmes de la réforme (76%, en avril dernier). Pourquoi faudrait-il dans ces conditions attendre ou ne l'appliquer qu'à la promotion Zola alors que nous avons prouvé notre détermination à vous suivre sur le chemin de la réforme et que le risque juridique n'existe pas, en témoigne l'idée de l'appliquer à la promotion Zola, elle-aussi déjà en scolarité depuis des mois ? Ne risquons-nous pas d'être une promotion "sacrifiée", qui subirait un système archaïque, jugé "indigne du XXIème siècle" par le ministre Eric Woerth lui-même et qualifié de "stupide" par Laurent Wauquiez ? Merci de votre réponse Monsieur le Ministre.
Vous étiez donc dans la salle le 24 septembre dernier... nous commençons une concertation avec Eric Woerth je suis votre demande et l'entend.

Reno : Quelles mesures comptez-vous prendre pour augmenter le pouvoir d'achat des fonctionnaires?
Nous avons fait appliquer la loi TEPA à la fonction publique : les heures supplémentaires sont rémunérées de la même manière dans le public et le privé ; la GIPA va être sur la feuille de paie d'octobre ou novembre ; nous sommes entrain de revaloriser les grilles de la catégorie B ; et le non renouvellement d'une partie des postes d'agents partant à la retraite nous permet de dégager en moyenne 500 millions d'euros qui vont être reversés par des mesures catégorielles, la mise en place de la rémunération à la performance.

Bernard : Pourquoi mentir sur les chiffres, la grève à la poste a été amplement suivie... Le niez-vous? Que comptez-vous faire... le dos rond?
Je ne nie pas l'inquiétude des personnes.

Jonathan : Bonjour. Est-il possible d'envisager l'ouverture de l'ENA à la diversité... Pourquoi ne pas prendre modèle sur sciences po qui s'est enfin ouvert aux élèves de zep ?
C’est l'un des objectifs que nous avons posé à l'Ecole. Mais vous savez, l'école a aussi beaucoup changé, avec la mise en place des deux autres voies d'accès, on trouve des mères de famille et même la première ressortissante européenne non française. L’école accueille aussi beaucoup d'étrangers qui viennent se former.

Steve : Vous parlez de management de type privé pour refonder la Fonction publique. De quoi s’agit-t-il, une pression supplémentaires sur les agents ?
Pas du tout, ce n’est enfin obliger l'administration à s'occuper non pas seulement des textes, des circulaires, des règlements mais des personnes. Tout agent doit avoir le droit d'avoir une évaluation, un entretien et un bilan de carrière, avoir la possibilité de changer de voie professionnel, d'avoir accès à la formation continue.

Eric : Bonjour. Je suis de ces jeunes fonctionnaires qui essaie de ne pas gaspiller l’argent publique. Alors, forcement, quand j’entends parler d’intéressement en fonction des économies réalisées mes oreilles se dressent. Pouvez-vous préciser M. Ministre, quelles Fonctions publiques cela concerne-t-il, quel intéressement peut-on espérer avoir et sous quelle forme ?
Nous sommes pragmatiques et raisonnables : la rémunération à la performance est déjà expérimentée à un certain niveau. Il est normal que l'engagement, l'excellence soient reconnus, cela fait partie des outils de motivation classiques non ? Quant à l'intéressement, oui il est normal aussi que les gains de productivité des administrations soient redistribués. Pour que la rémunération à la performance soit acceptée, nous sommes conscients que les règles du jeu doivent être clairement posées : des gens formés à l'évaluation, des personnels avec des objectifs clairs et atteignables, des outils d'évaluation légitimes.

Canin : Ne trouvez vous pas scandaleux que l'argent publique serve à renflouer les banques alors que la FP manque autant d'argent ?
La rémunération à la performance existe déjà à un certain niveau, et nous voulons que l'engagement et la performance soient reconnus et récompensés. C'est un outil de motivation classique non ? Quant à l'intéressement collectif : si des gains de productivité sont réalisés il est normal qu'une partie des bénéficies en reviennent aux agents.

Envel : Ou en est le projet de loi sur la mobilité dans la Fonction publique ?
Il est passé au Sénat en première lecture, il attend d'être discuté au Parlement.

François : Le gouvernement semble ne pas savoir dans quel sens protéger la France de la crise...
La crise est internationale. La France n'est pas seule et l'Europe est entrain de travailler ...

Ben : Le département est un échelon inutile pour vous, M. Sarkozy veut le fusionner avec les régions. Quelles vont être les conséquences. Organisation de l’Etat, emploi ?
Aujourd'hui, la France rassemble 26 régions, 100 départements, 36 000 communes et 18 000 groupements intercommunaux... alors oui il y a un enchevêtrement des compétences qui est source d'inefficacité et de dépenses supplémentaires. Le ministère de l'Intérieur, l'a dit, nous n'avons pas de religion en la matière mais il est certain que la modernisation de l'Etat français passera aussi pour une réorganisation administrative.

Mya : Combien d’économies comptez-vous faire grâce à la réforme de la Fonction publique ?
La réforme de la fonction publique pour nous c'est tout d'abord assurer pour chaque agent, un suivi de qualité du point de vue des ressources humaines. Nous avons déjà mis en place quelques outils ; la bourse interministérielle de l'emploi public, un projet de loi relatif à la mobilité qui lèvera les freins statutaires à la mobilité. Nous gagnerons en qualité ; nous voulons que les agents aient un cadre de travail satisfaisant.

Albert : A quand une réforme pour mettre fin aux abus de tous les privilèges des hautes fonctionnaires... Appart, voiture, cuisinier à vie... C'est honteux. Pourquoi ne pas instituer un régime à l'anglaise ?
Les choses ont déjà beaucoup changé et je crois que c'est l'un des marronniers médiatiques les plus anciens que je connaisse. J’aimerais lire des articles, des dossiers sur la fonction publique qui abordent tous les changements, la révolution culturelle en cours...

alex74 : Avez-vous réussi à mettre tous les syndicats dans votre poche?
Nous avons des partenaires sociaux exigeants et de très très bon niveau : nous travaillons avec eux pour les agents. ils veulent aussi faire avancer les choses.

John : vous avez une petite blague :-) ?
Pas une blague mais une pensée alors ! « Vous avez beau ne pas vous occuper de politique, la politique s'occupe de vous tout de même ». Ce n'est pas de moi…

Salut ! Et merci à tous