On s’en doutait, et l’Insee le confirme avec une étude publiée hier : vivre en Ile-de-France coûte 13% plus cher qu’ailleurs.
Pour boire un verre ou manger au restaurant, le Francilien débourse 20% de plus. Son loyer est supérieur de près de 50%, et il dépensera 12,4% en sus pour effectuer des travaux de peinture ou d’électricité.
Les dépenses de santé lui coûteront 27% de plus, les dépassements d’honoraires chez les médecins étant bien plus fréquents.Des écarts proportionnels à ceux qui avaient été relevés par l’Insee dans la dernière étude, remontant à 1989.
“Qu’il s’agisse des transports collectifs (5% plus chers) ou du logement, il faut rester prudent, tempère Vladimir Passeron, du département des comptes nationaux à l’Insee. Ces écarts n’intègrent pas la qualité du service, comme le maillage et les horaires d’ouverture du métro, la proximité des services culturels et des commerces pour l’habitat.”
Des salaires plus élevés
Autre point capital de l’étude : la vie est plus chère, certes, mais les salaires sont aussi plus élevés. En valeur absolue, ils représentent de 30 à 40% de plus qu’en province. “Si l’on exclut les facteurs propres à la région parisienne, comme la présence des grandes entreprises et des services plus rémunérateurs, l’écart des salaires est à peu près le même que celui des prix”, analyse Vladimir Passeron.
Ainsi, l’écart lié à la résidence parisienne représente entre 9 et 13% chez les hommes et 1de 2 à 16% chez les femmes. En somme, le pouvoir d’achat des Franciliens est à peu près le même que celui de leurs concitoyens.








































