En même temps que le premier mannequin est apparu sur le podium du défilé de Yohji Yamamoto vêtu d’une robe asymétrique noire et lunettes tout aussi foncées, le Dow Jones a fait une chute record, conséquence de la crise financière. C’est une expérience surréaliste d’être dans une pièce entourée de luxe pendant que l’économie mondiale s’écroule. Devrait-on s’échapper à travers de jolies choses ou se résoudre à ne mettre que du noir ?


On ignore si le climat économique actuel a eu une influence sur Yamamoto, mais le créateur a bien résumé ces temps difficiles dans lequel nous vivons avec sa sobriété actuelle : des vestes larges et fluides et des pantalons noirs créent un contraste avec de longues jupes blanches et des robes qui font des vagues à chaque mouvement.


Une composition assez discrète pour piano a servi de bande-son. Une sombre affaire avec une lueur d’espoir.