Un peu plus de six mois se sont écoulés. Le tribunal administratif de Nice étudiait hier le recours porté par Philippe Tabarot, sur les municipales, alors qu’il était placé en mars dernier à 1 070 voix derrière le maire sortant. Philippe Tabarot reproche notamment à Bernard Brochand la mise en place, début 2008, de l’extension de la gratuité des bus en faveur des personnes âgées de 65 à 72 ans. Une mesure financée par le centre communal d’action sociale, via une subvention municipale, “purement électoraliste et prise dans la précipitation”, selon maître Philippe Maria.L’avocat de Philippe Tabarot a ainsi évoqué “une manière de profiter de la machine électorale pour favoriser l’écart des votes”. Un argument non recevable pour le commissaire du gouvernement qui a vu là un projet datant de 2006, normalement financé et répondant à des réalités objectives.

Dans une dizaine de jours
Déroulant son exposé, le commissaire du gouvernement s’est ainsi employé à démonter minutieusement l’ensemble des points du recours, évoquant même à certains moments des “hallucinations”, des accusations “hors sujet”, et voyant dans certaines de ces “irrégularités” de “simples mesures de bon sens”. Notamment au sujet des 276 émargements litigieux (vices de signatures, mélanges de lignes, etc.) relevés par Philippe Tabarot entre les deux tours du scrutin. “Nous en avons déterminé 138. Quand bien même, cela ne changerait rien à la structure du conseil, au nombre de sièges obtenus par chacun”, a indiqué le commissaire du gouvernement, avant de demander au tribunal le rejet de la requête lancée par Philippe Tabarot.
Tous deux absents de la salle d’audience, les principaux intéressés étaient re­présentés par plusieurs de leurs colistiers. Tous ne seront fixés que dans une dizaine de jours, pour le délibéré.