Un outil d'aide aux salariés comme un autre. Voici comment les entreprises considèrent désormais le coaching. “Le recours à cette méthode s’est banalisé depuis une dizaine d’années.
Nous nous en servons régulièrement pour aider nos collaborateurs à intégrer une nouvelle fonction ou pour leur permettre de mieux appréhender un point précis de leur travail, comme la négociation, par exemple”, pointe Charlotte Duda, présidente de l’Association nationale des directeurs des ressources humaines (ANDRH).
La discipline qui réunit aujourd’hui quelque 2 500 praticiens en France a fait ses preuves. “Il est impossible de chiffrer l’efficacité de l’exercice.
Mais lorsque nous revoyons la majeure partie des gens plusieurs mois plus tard pour faire un point, la majorité se déclare satisfaite”, déclare Pascale Reinhardt, vice-présidente de la Société française de coaching.
Cette technique, que l’organisme décrit comme n’étant “ni du conseil, ni de la formation, ni une psychothérapie, mais un accompagnement permettant de développer les potentiels et les savoir-faire des personnes dans le cadre d’objectifs professionnels” permet de travailler sur les conflits, les capacités de leadership, l’affirmation de soi ou encore la gestion du stress.
Les situations nécessitant le recours à un coach sont nombreuses : anticipation d’un départ en retraite ou préparation à l’expatriation. À chaque fois, il s’agit de rendre la personne autonome dans son processus de décision et de fonctionnement.
Autrement dit : comme dans la fable, le coach n’entend pas fournir le poisson au salarié affamé, mais lui apprendre à pêcher.
Entre 60 et 120 euros la séance
D’une durée moyenne de dix séances (une vingtaine étant le maximum) de deux heures chacune, un coaching est facturé entre 400 et 1 000 euros quand il est pris en charge par l’employeur de la personne accompagnée, et entre 60 et 120 euros la séance quand il est décidé à la seule initiative du salarié, sans que ce dernier en réfère à sa DRH.
"Lorsque nous revoyons la majeure partie des gens plusieurs mois plus tard pour faire un point, la majorité se déclare satisfaite.” Pascale Reinhardt, vice-présidente de la société française de coaching.
Des tarifs qui expliquent que la population concernée reste encore aujourd’hui majoritairement celle des cadres supérieurs, même si la discipline s’est récemment ouverte au “middle management”, autrement dit les cadres intermédiaires.
Dernière chose à savoir enfin : si le coaching est le plus souvent utilisé de manière individuelle, il peut aussi s’appliquer à une équipe entière, de manière collective. “Par exemple dans le cas d’une fusion d’entreprises”, éclaire Charlotte Duda.






















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