“Je compte sur vous, chers amis de l’UMP, pour que nous comparions en octobre et en décembre les taux d’endettement et de fiscalité des grandes villes. Je vous attends sur Marseille et sur Bordeaux, notamment.” Bertrand Delanoë  

Françoise de Panafieu a fait une rentrée remarquée, hier, en interrogeant Bertrand Delanoë sur la hausse annoncée des impôts locaux. “Nous ne voyons pas bien comment, monsieur le maire, à quelques semaines du budget 2009, vous pouvez dire que vous ignorez encore le montant des impôts que les Parisiens auront à payer”, a lancé l’ancienne maire du XVIIe lors du Conseil de Paris.

Paris pas cher
Avant l’élection de mars dernier, Bertrand Delanoë avait en effet fait part de la nécessité d’augmenter les impôts en 2009 et 2010, avec une hausse à un chiffre. Pour Anne Hidalgo, sa première adjointe, le programme am­bitieux de l’équipe la nécessite. “Ce relèvement de la fiscalité laissera Paris très en dessous de la moyenne na­tionale et de grandes villes comme Marseille et Bor­deaux”, a-t-elle indiqué, rappelant que les dotations de l’Etat, qui doit déjà 220 millions d’euros à Paris, allaient baisser de 60 millions d’euros.

Contexte de crise
Le maire dévoilera le taux d’augmentation des impôts le 20 octobre lors du prochain Conseil de Paris consacré aux orientations budgétaires. “Vous savez très bien qu’aujourd’hui il est question d’une augmentation des impôts locaux de plus de 10%, soit 20 à 25% sur deux ans”, a ajouté Françoise de Panafieu. “Il n’y aura aucune surprise, j’ai tout dit aux Parisiens, s’est défendu Bertrand Delanoë. Le contexte, avec la crise, est assez délicat, mais nous n’aurons pas les mêmes réponses que l’Etat : nous ne creuserons pas le déficit. Notre emprunt ne sera dédié qu’à l’investissement, ce que ne fait pas l’Etat.”