Dans les studios de France 3, à Lyon, Jamy récite à voix haute son texte sur les dangers des pesticides. Un regard sur la vidéo : son compère Fred se balade dans les rayons de fruits et légumes, et il prépare l’enchaînement, en appuyant ses explications sur une maquette de corps humain où des molécules de pesticide se promènent dans le foie.
Une émission par jour
Depuis mardi, Jamy Gourmaud et les trente techniciens sont sur le pied de guerre à France 3. Au rythme d’une émission par jour, pendant trois jours, l’équipe ne chôme pas. Et elle compte bien revenir à Lyon, car France 3 a décidé d’internaliser cette coproduction, qui ne se déroulait avant qu’à Paris. “Cela ne change rien pour moi, on travaille toujours de la même façon, explique Jamy. On prend un thème, un journaliste enquête pendant six à huit semaines, et nous nous retrouvons, Fred et moi, pour coécrire nos textes.” Fred et Sabine tournent à l’extérieur pendant trois jours, pendant que Jamy reste en studio, pardon, dans le camion.
La recette de cette émission qu’il a cocréée il y a quinze ans ? “On emmène le téléspectateur là où se déroulent les phénomènes.” Le tournage dans les studios lyonnais de France 3 ne pose problème qu’aux maquettistes, qui ont leur atelier à Paris. “Cela m’oblige à tout anticiper”, confie David Mahé, qui vient d’achever une maquette illustrant la rotation triennale des sols pour l’émission sur l’agriculture biologique dont le tournage démarre vendredi.




































