L’effervescence des salles de marchés asiatiques vous fascine au point de vouloir tenter votre chance là-bas ? Pourquoi pas. À condition de prendre un maximum de précautions. Car sinon, c’est l’échec assuré et un retour prématuré, comme dans 40 % des cas. Tout d’abord, sachez que nous ne sommes pas tous égaux devant l’expatriation. “Il est toujours plus facile de trouver un emploi à l’étranger avec un CAP hôtellerie-restauration qu’avec un master en marketing, un diplôme ayant un équivalent partout dans le monde” prévient Julie Puglia, animatrice de l’équipe Amériques à l’Espace emploi international à Paris.
Mode d’emploi !
Avant de partir, renseignez-vous sur la façon dont se pratique votre métier sur place. Pour cela, vous pouvez consulter les répertoires des métiers locaux ou interroger la mission économique française sur place. Surtout, méfiez-vous des images d’Épinal véhiculant l’idée qu’un expatrié multiplie par deux son salaire. C’est d’autant plus faux que désormais, les expatriés sont embauchés sous un contrat local sans rapport avec le droit français, souvent plus protecteur. “Pour des destinations où il existe des distorsions salariales fortes ou des lacunes en matière de protection sociale comme en Inde ou en Chine, nous proposons des ‘contrats locaux plus’. À savoir des avantages en matière de prévoyance, de santé, de sécurité…” explique Yann Scavennec, responsable de la mobilité du groupe Altran. Enfin, dès le départ, pensez à votre retour. Même à 5 000 km, entretenez votre réseau professionnel, gardez un œil sur l’actualité économique hexagonale, notamment sur les fusions et les rachats d’entreprises dans votre secteur.










































