Pantouflards, les Français ? L’image d’Épinal a vécu. Selon une étude réalisée en mai 2008 par TNS Sofres pour l’Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail (Anact), 61 % des salariés concèdent avoir changé de poste au moins une fois dans leur carrière.

“L’époque où l’on passait l’essentiel de sa vie professionnelle à la même fonction dans la même entreprise est révolue. La preuve, c’est que c’est chez les trentenaires que la mobilité est la plus forte”, décrypte Éric Chauvet, directeur du pôle Management de l’institut de sondage.

Partir pour gagner plus
Cette mobilité peut être verticale (montée en grade), horizontale (changement de fonction), géographique, ou encore transversale (changement d’employeur).

Les raisons ? Elles sont multiples : bouleversements économiques (crise du secteur industriel, montée en puissance des services), précarisation de l’emploi, regroupements d’entreprises…

Mais c’est surtout pour booster leur carrière que les Français sont devenus si volatils. Ainsi, 56 % des sondés avouent être allés voir ailleurs pour gagner plus et 44 % pour “voir du neuf”. Un désir de mobilité d’autant plus réalisable qu’il est désormais partagé par les employeurs.


“Favoriser la mobilité permet de fidéliser les salariés”, explique Patrick Plein, directeur du développement RH du constructeur Vinci. Les banques, de leur côté, proposent à leurs collaborateurs de changer de poste tous les trois ou quatre ans. Un moyen habile pour maintenir intacte leur motivation.