Le tsunami qui a ravagé l’Asie du Sud fin 2004 avait provoqué un émoi et une mobilisation sans précédent. Les entreprises n’ont pas échappé à ce grand mouvement : entre 2004 et 2007, leurs dons à l’Unicef ont été multipliés par plus de quatre.

“Nous avions entamé dès 2000 un travail pour inciter les entreprises à s’associer à notre action, raconte Jacques Hintzy, président de l’Unicef France. Après le tsunami, les salariés ont fait pression sur leurs sociétés pour qu’elles fassent un geste, elles se sont alors tournées vers nous.”

De plus en plus sensibilisés, les employeurs s’engagent désormais dans la solidarité internationale : Véolia et France Télécom mettent à disposition de l’Unicef des salariés pour des interventions.

Entre 2007 et 2008, 75 entreprises ont ainsi permis à leurs salariés de partir en congé solidaire, à travers l’association Planète Urgence. En 1980, des pilotes d’Air France ont créé Aviation sans frontières, une plateforme d’aide logistique pour les associations humanitaires et Danone finance la construction de puits au Niger.

L’engagement des entreprises permet aux ONG et associations de bénéficier de nouvelles sources de dons, mais aussi de compétences techniques utiles sur le terrain. “Nous avons des salariés qui
forment des volontaires à la gestion informatique de flottes, ou à la coordination aéroportuaire”,
détaille Héloïse Boyer, chargée du développement durable pour TNT France.

À l’heure où les salariés sont en quête de sens, ces engagements sont plutôt bien perçus.