17 h 13, mardi. La nouvelle tombe comme un coup de massue pour les quelques bénévoles venus au Capitole pour l’annonce des résultats : “Le jury a choisi Marseille. Nous nous inclinons et leur souhaitons bon vent”, dé­clare Dominique Terramorsi, administratrice de Toulouse 2013. Mais si une immense déception peut se lire sur son visage, elle s’efforce malgré tout de positiver : “On ne va pas arrêter la dynamique lancée, la culture reste un projet majeur de la ville.”

Des idées à concrétiser
Si certains projets, jugés trop onéreux, ne sortiront probablement pas de terre, d’autres infrastructures, comme la Cité de la danse ou la prison Saint-Michel transformée en résidence artistique pourraient bien voir le jour.


Myriam a du mal à sécher ses larmes. Très impliquée dans la candidature toulousaine, cette maman estime que la ville avait besoin de gagner. “Toulouse s’endormait mais commençait tout juste à se réveiller. On a senti un nouvel élan porté par un projet fédérateur”, estime-t-elle. Jade et Evely sont également très déçues : “On y croyait à fond, explique ces deux étudiantes.

Marseille est beaucoup plus défavorisée que Toulouse au niveau culturel, et ça aurait été mieux de donner le titre à une ville qui bouge.” Selon Dominique Terramorsi, au contraire, si le jury a penché vers la cité phocéenne, c’est justement “parce qu’elle en avait plus besoin”. Elle y avait pourtant cru, elle aussi. “Parce que notre dossier a vraiment plu, qu’il a été applaudi et que le jury a été impressionné par le brassage des mondes économiques et artistiques qu’on avait réussi à faire”, précise-t-elle.


Emmenée par le maire de Toulouse, Pierre Cohen, la délégation qui participait mardi matin au grand oral à Paris devait se retrouver au Capitole dans la soirée. Pour oublier, mais déjà penser à l’avenir.