Pieds, mains, coudes, genoux... Tout est autorisé dans cette discipline. Son nom n'est pas clairement défini: les Français l'appellent Combat libre, les Américains "Mixed Martial Arts" (Arts martiaux réunis) ou encore "Ultimate Fighting" (Combat ultime). En revanche ce que l'on comprend immédiatement, c'est la violence de ce sport... encore plus apparente lorsqu'elle concerne des enfants (voir nos vidéos ci-contre).
Combats de coq, mais avec enfants
Son ainée, destinée aux adultes en manque de brutalité, ne se termine habituellement qu'en cas de KO ou d'immobilisation par prise de soumission. Les matches sont souvent diffusés sur les chaines payantes du satellite anglophone, et ont lieu dans une cage, rendant le tout encore plus inquiétant que du catch qui tourne mal.
Des compétitions parfois mal réglementées
Pour les enfants aux alentours de 10 ans, des clubs éclosent aux Etats-Unis, souvent sous le nom de Mixed Martial Arts (MMA). Le premier problème qui se pose est celui de la réglementation, certaines ligues de combats sont très organisées, d'autres manquent de moyens. La loi n'est pas toujours accueillante non plus face à de tel sports: en Oklahoma, tout combat non autorisé peut valoir jusqu'à un mois de prison ferme et 1000 dollars d'amende, et ce MMA y est banni.
Santé et croissance affectées
"Il y a beaucoup de torsions de bras et de jambes pour les prises de soumission, ce qui abime les articulations des enfants," affirme Joe Miller, l'administrateur de la commission professionnelle de boxe d'Oklahoma. Le docteur Paul Stricker quant à lui affiche son inquiétude de voir les parents inscrire et forcer leurs enfants à participer à ces "situations de combat brutal", bien trop tôt pour leur âge.
Inscriptions aidées par un film
Tout cela ne semble pas inquiéter outre mesure les parents: les inscriptions sont en hausse dans les clubs MMA pour enfants aux Etats-Unis, payées par des parents qui y voient parfois une étonnante alternative aux sports habituels aux USA, comme le baseball ou le football américain. Autre raison du succès, un film sorti en mars dernier, "Never Back Down", où l'acteur Sean Faris joue un lycéen qui s'engage dans ce genre d'affrontements. Très mal accueilli par la critique, il a pourtant décroché une récompense aux MTV Movie Awards, organisés par une chaine musicale au jeune public. A quand de tels "Fight Club" pour enfants en France?...


































