Dans ce contexte, les syndicats se réunissent et ont déjà esquissé un calendrier pour les semaines à venir.

Six fédérations syndicales (CGT, CFDT, FSU, FO, Unsa, Solidaires) réunies ce mercredi ont pour l’instant arrêté la date du 7 octobre pour une journée d’action interprofessionnelle dans la Fonction publique. Elles entendent dénoncer le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partants à la retraite, " l’insuffisance" des augmentations salariales, ainsi que les " mobilités forcées " mises en place dans le cadre de la révision générale des politiques publiques. Pour autant, une nouvelle réunion est prévue mercredi prochain pour confirmer ou non cette date.

Dans le domaine de l’Education, la mobilisation est générale ou presque : syndicats, organisations lycéennes et étudiantes ainsi que parents d’élèves se préoccupent des réformes engagées par le ministre de l’Education Xavier Darcos. Ils se réunissent aujourd’hui pour déterminer une date pour manifester contre les suppressions de postes dans l’Education nationale. 11.200 postes ont été supprimés cette année et 13.500 suppressions sont prévues à la rentrée prochaine.

A la Poste aussi, l’avenir inquiète. La perspective d’une possible privatisation de la Poste mobilise les syndicats qui ont lancé ce mardi un appel à la grève pour le 23 septembre.
Ce mercredi, la CGC a pourtant retiré son soutient à cet appel, jugeant cette action "prématurée". En outre, les syndicats de La Poste ont lancé l’idée d’organiser un référendum populaire sur l’avenir de l’entreprise. Une initiative inscrite depuis juillet dans la constitution. Déjà le projet anime le monde politique de gauche, François Hollande (PS), Marie-George Buffet (PCF), Jean-Pierre Chevènement (MRC) et Jean-Michel Baylet (PRG) veulent lancer une pétition contre la privatisation de la Poste. Si ce projet de referendum aboutit, ce serait une première en France.


Jeudi dernier, le président de La Poste, Jean-Paul Bailly a présenté le projet de transformer le statut de l’entreprise publique en une société anonyme dès janvier 2010 avec une ouverture de capital au privé un an plus tard. Une évolution synonyme de privatisation pour les syndicats qui craignent pour l’emploi et la qualité du service publique.


Si les revendications sont définies, les modalités de mobilisation sont l’objet de toutes les discussions. Grève, manifestation ou encore référendum, la contestation sociale en mutation réfléchit encore à ses moyens d’action.