Malgré les grandes vacances, les élèves de CM2 de l’école primaire Paul-Fort de Verrières-le-Buisson (Essonne) n’ont rien oublié de ce qu’ils ont appris sur le tri des déchets.  Questions piège : “Dans quelle poubelle jette-t-on un trombone abîmé ?” interroge Bruno Aguilée, directeur de l’établissement. “Celle des ordures ménagères”, répond un chœur de voix claires. “Et pourquoi ? c’est de l’alu, ça se recycle !” lance le maître. Plusieurs  mains se lèvent : “Car elles sont trop petites !”

La démarche éco-école
Depuis que les CM2 de l’année dernière ont fait leur virée dans un centre de tri de la région, la question des poubelles n’a plus de secrets pour les élèves de l’école. De retour, les “grands” ont partagé leur expérience avec les plus petits. Mais surtout, tout le monde s’est mis à à la pratique : dans le cadre d’une démarche d’éducation au développement durable “éco-école”, la collecte sélective et le compostage des déchets organiques ont été mis en place, là où on jetait encore tout dans une même poubelle.


Animée par l’office français de la Fondation pour l’éducation à l’environne­ment en Europe, la démarche “éco-école” consiste à intégrer aux cours de développement durable classiques des réalisations concrètes concernant les bâtiments et la gestion de l’école. “Les actions menées sont le fruit d’un travail collectif, réalisé au sein d’un comité de suivi auquel participent les représentants des élèves, des parents, du corps enseignant et de la mairie”, explique Bruno Aguilée.  Chaque année, l’établissement choisit de travailler sur un thème (énergie, alimentation, biodiversité, etc.), par des étapes qui mènent du diagnostic environnemental à la mise en place d’un code à respecter dans l’école.  A Paul-Fort, on suit le programme depuis deux ans : c’était les déchets l’année dernière, l’eau l’année d’avant.

Economiser les ressources
Un petit blond se penche sur le lavabo, ouvre le robinet, puis le referme. Les mains se lèvent pour expliquer qu’il est important de fermer le robinet après avoir bu. “Avant on avait des robinets qui laissaient couler 4,5 litres d’eau à chaque fois qu’on les actionnait. Nous les avons remplacés par des robinets à cellule électronique dans les toilettes (ils restent ouverts tant que les mains sont en dessous) et par des robinets classiques ailleurs : ça sensibilise les enfants au geste de fermer l’eau après usage”, explique Bruno Aguilée.


Les efforts faits sur l’eau et les déchets ont valu à l’établissement deux labels “éco-école” remis par un jury. A cette rentrée, c’est autour de l’énergie qu’aura lieu la mobilisation générale.