Une délégation du jury européen passe lundi une douzaine d’heures dans la ville, candidate au titre de capitale culturelle...
Que va-t-il se passer ce 1er septembre ?
Nous allons recevoir une délégation du jury décidant de l’attribution du titre de capitale européenne de la culture pour l’année 2013. Le principe est de donner à ce jury une approche sensible de la ville, de le faire circuler dans nos rues pour qu’il puisse croiser des gens. Il doit se rendre compte de la mobilisation importante des différents acteurs de la vie bordelaise. Pour le moment, les membres du jury n’ont eu entre les mains qu’un très gros dossier. Il s’agit pour eux de prendre le pouls de la ville. Alors, nous allons leur proposer un peu de “chair”, leur faire visualiser les quais, la Garonne et ses projets.
Selon quel processus la visite se déroulera-t-elle ?
Le jury est composé de treize personnes, et c’est une délégation de quatre d’entre elles qui sera présente ce lundi. Quatre membres, dont deux Européens (un Anglais et un Irlandais) et deux Français. C’est très codifié. La visite ne devra pas débuter avant midi pile, et devra se terminer avant minuit.
Qu’est-ce qui permettra à Bordeaux de faire la différence au moment du choix final ?
Cette compétition arrive à un moment clé, un carrefour historique de la ville. Je ne pense pas que nous aurions pu prétendre à ce titre il y a cinq ans. Mais cette année, c’est différent. La ville en a besoin, mais elle a aussi complètement la capacité à l’assumer. D’autre part, je crois que la population a vraiment l’envie d’être cette capitale européenne. La mobilisation est très grande.
Quand vous parlez de “carrefour historique”, vous songez au classement par l’Unesco...
Ce classement a en effet redonné confiance aux Bordelais, qui disent : “Arrêtez de nous raconter des histoires, nous sommes aussi dans une ville belle, active, jeune et aussi ouverte que les autres !”
Quel serait l’apport de ce titre de capitale européenne dans le quotidien des habitants ?
Les sortir du quotidien, justement ! C’est un vrai coup de projecteur vers le futur, un moyen de se fédérer autour d’un projet culturel commun. Il faut donner l’envie à toute l’Europe de passer à Bordeaux en 2013. Il y aura de nombreux visiteurs. Cela donnera aussi certainement un coup d’accélérateur à certains projets. Il s’agit d’évoquer le développement, au sens large, d’une ville.
Avez-vous un message à faire passer ?
Il faut se mobiliser encore plus : venez ce lundi soir à 19 heures, dans la cour de la mairie, pour montrer leur soutien et participer au pique-nique festif (lire encadré) !










































