Hier, le maire de Toulouse, Pierre Cohen, a décidé de passer à l’action dans le dossier du campement des SDF et des Roms sur les berges du canal du Midi. Dans la matinée, il s’y était rendu afin de signifier à la quarantaine de personnes concernées qu’elles avaient jusqu’au 8 septembre pour quitter les lieux... sous peine de voir la force publique procéder à l’évacuation des berges. “On a dépassé les limites. Tout le monde est convaincu qu’il y a là une situation dangereuse”, a affirmé le maire.
Parmi les SDF, l’ultimatum a été diversement apprécié. “Entre nous et avec les Roms, ça se passe bien, affirme Renaud. On ne va pas mettre le bordel à l’endroit où l’on vit. Le problème, ce sont les éléments extérieurs.” Référence à la noyade, le 9 août dernier, d’une jeune femme qui avait été poussée dans le canal par un homme.
“Une semaine de délai, c’est trop court. Il nous faudrait un mois pour trouver une solution de repli”, indique Christophe, présent sur le campement depuis deux mois. D’autant que les SDF reprochent le manque de solutions proposées. A l’image de Christophe, qui s’est vu refuser une place pour la nuit dans un foyer car on n’accepte pas son chien. “Dans ces conditions-là, je préfère rester dehors.”



































