En posant le pied en terre islandaise, je réalise un rêve vieux de plusieurs années : découvrir de l’intérieur ce pays. Je prends pour cela la direction du Parc National de Skaftafell où se trouve basé le projet de volontariat auquel je vais participer. UST Trail Team œuvre tout l’été à l’entretien et la réfection de chemins de randonnée un peu partout en Islande. Les volontaires venus des quatre coins du monde apportent leur contribution utile et reçoivent en retour l’opportunité unique d’appréhender de manière originale cette île singulière.
L'apprentissage
La première semaine est passée sur place à apprendre les rudiments du travail de construction de marches et autres barres de drainage en pierre. Ceux-ci auront pour but de consolider les sentiers érodés par le climat rigoureux et le passage des touristes.
Une fois ces outils en poche, toute mon équipe (composée de deux anglais, d’une lithuanienne, d’un néo-zélandais et de moi-même) se rend à Esja, un massif dominant la capitale Reykjavik. Là, sur une section très fréquentée, nous emménageons avec les rochers présents à proximité, une série de drains destinés à faciliter l’évacuation des eaux de pluie.
Juste le temps d’assister à un concert exceptionnel de Björk et nous voilà en route pour Lakagígar, un tout autre univers isolé et rude. Ici notre travail est effectué au milieu d’un champ de lave dans une zone qui a connu une des plus importante éruption volcanique de ces deux dernières décennies.
Nous retournons à Skaftafell afin de profiter du week-end de repos pour admirer les icebergs à Jökulsárlón. Puis nous enchaînons par Landmannalaugar, une imposante chaîne de montagne où le bleu éclatant du ciel tranche avec les milles teintes dont se parent les sommets dénudés. Nous avons le plaisir de jouir après nos journées d’efforts du bassin naturel d’eau chaude qui offre une relaxation des plus appréciée.
Glaciers et geysers
Pour terminer nous oeuvrons finalement à Kjölur, un des endroit les plus reculés d’Islande. C’est au coeur d’une vaste étendue désertique cernée de glaciers que nous nous afférons à tracer de nouveaux sentiers balisés vers les nombreuses déchirures de la croûte terrestre d’où sortent fumeroles et eaux bouillonnantes. En point d’orgue avant de boucler mon séjour, j’aurai la chance de faire deux derniers arrêts - humides - à Gullfoss et Geysir pour y admirer respectivement les imposantes chutes d’eau et les projections verticales des geysers.
A travers ce beau projet de conservation, j’ai pu pendant plusieurs semaines et pour pas cher profiter des nombreuses merveilles naturelles de ce lointain pays qu’est l’Islande. C’est là aussi un des important atout du volontariat écologique : voyager et découvrir autrement.









































