Mis à jour 02-07-2008 18:15
Protéger la forêt en Val d'Illiez
L'éco-traveller, Vincent Laurence, est en Suisse pour une mission d'éco-volontariat autour de la reforestation.

Les écovolontaires dans le Val d’Illiez.
Photo : DR
PROJET BERGWALD
Localisation: Dans les forêts des montagnes suisses.
Période: d’avril à octobre.Travail: plantation d'arbres, travail dans et pour la forêt.
Contact:
Stiftung Bergwaldprojekt
Hauptstasse 24
CH-7014 TRIN
SUISSE
Tel: 0041.(0)81.650.40.40
Fax: 0041.(0)81.650.40.49
info@bergwaldprojekt.org
www.bergwaldprojekt.chBudget:
- Paris-Genève : env. 20€
- Vol (Easy Jet) Genève-Londres : 48€
Premier rendez-vous de mon voyage avec la montagne. Le lieu de départ de ce nouveau projet éco-volontaire est Champéry, une petite bourgade du canton du Valais en Suisse romande. Je retrouve là les sept participants et le coordinateur avec qui je vais passer une semaine en complète autonomie. Nous montons tous ensemble jusqu’au chalet de Mette qui, du haut de ses 17OO mètres d’altitude, surplombe vertigineusement la vallée. Il n’y a là-haut ni électricité ni eau chaude, mais une sympathique cuisinière qui nous accueille à bras ouverts.
Bergwald Projekt est une association qui assure divers travaux de reforestation dans de nombreuses forêts de montagnes en Europe. Ici en Val d’Illiez, un nombre important d’arbres sont menacés par le bostryche, un insecte qui colonise les troncs et décime des parcelles entières. Pour lutter contre ses ravages, les forestiers n’ont pour solution que l’abattage sélectif. Notre rôle à nous est de passer derrière eux pour reboiser les zones laissées vides en y plantant de jeunes pousses de hêtre et d’épicéa. Cette action aide la forêt à retrouver au plus vite son intégrité et son pouvoir protecteur contre les éboulements et les avalanches.
Nous avons aussi sur une de ces zone un enclos témoin fermé qui permettra de mesurer la population de cervidés. Ces derniers sont particulièrement friands des feuilles de hêtres. Ne pouvant aller brouter dans cet espace clos, nous pourrons dans quelques années estimer leur nombre en comparant l’état de développement des plants protégés de ceux qui ne l’ont pas été. Mais notre champ d’action ne s’arrête pas là puisque nous procédons également à l’élagage autour d’autres arbres plantés l’année dernière, à l’éclaircissement de pans de forêt trop ramassés et à la ré-ouverture de chemins de randonnée abandonnés.
Au cours de nos nombreuses marches en montagne, j’ai la chance d’observer beaucoup d’animaux peuplant les environs : renard, biche, écureuils, bouquetins ainsi que de nombreux rapaces. Notre coordinateur saute sur chaque occasion pour nous faire partager sa passion de la forêt, qui est régie par des phénomènes bien plus complexes qu’il n’y parait. Tout cela me permet de me rendre un peu plus compte du rôle et des enjeux de ce fragile écosystème qu’il est important d’entretenir et de préserver.













