Juillet démarre, et vous commencez à calculer  combien vous allez dépenser exactement en vacances, s’il ne faut pas rentrer un jour ou deux plus tôt pour resserrer votre budget… A la radio, dans les journaux ou à la télé, on vous apprend  l’écoconduite ou comment rouler en utilisant le moins possible de carburant, on vous donne mille et un trucs pour payer moins cher dans les grandes surfaces… bref, difficile de passer des vacances sereines.

D’ailleurs, les indicateurs économiques le montrent bien : les ménages français n’ont pas le moral. Même si vous vous passez une petite folie en achetant cette robe en solde, vous différez les gros achats. Pour un canapé, un téléviseur ou une voiture, on verra plus tard…. 

C’est vrai : l’explosion des prix du pétrole et des produits alimentaires va gâcher l’été… et ce n’est pas fini ! L’Opep, l’Organisation des pays exportateurs de pétrole, prévoit un baril entre 140 et 160 dollars dès cet été. Les agents immobiliers vous préviennent : attention ! Votre logement perd de sa valeur et les crédits immobiliers se resserrent : 5% sur vingt ans, voilà en moyenne le taux de crédit que vous pourrez obtenir si vous envisagez d’acheter un logement.  Les opérateurs téléphoniques, eux, menacent : s’ils doivent payer une taxe pour l’audiovisuel public, eh bien leurs tarifs seront revalorisés et l’abonnement pour votre portable va augmenter. Mais le coup de grâce pourrait venir de Francfort.

Jeudi prochain, la Banque centrale européenne doit annoncer ou non un relèvement de ses taux. Relever les taux pour emprunter de l’argent, c’est une bonne arme pour lutter contre l’inflation… mais ce n’est pas bon pour la croissance et, étant donné que les pays de la zone euro sont au bord de la récession économique… Avec des taux directeurs plus hauts, les places boursières pourraient très mal réagir, nous entraînant dans une spirale infernale… Le patron de la BCE, Jean-Claude Trichet,  va devoir choisir entre la peste et le choléra ! Alors, oui, c’est difficile de voir l’été en rose du point de vue économique. A l’heure où la France va prendre la présidence de l’Union européenne, ce sera compliqué pour Nicolas Sarkozy de booster les statistiques. C’est le moment ou jamais pour le président de la République d’abandonner les mesurettes et de  lancer de grands projets de recherche et développement ! Il n’y a que cette solution pour redoper notre économie.