Ce matin, Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d’Etat à l’Ecologie, est à Toulouse pour mettre en place le groupe pyrénéen Ours. Cette instance de dialogue, placée sous l’autorité du préfet coordinateur du massif pyrénéen, réunira l’ensemble des acteurs concernés — services de l’Etat, élus, professionnels de l’agriculture, de la forêt et du tourisme, chasseurs et associations de protection de la nature —, en vue d’envisager plus sereinement l’avenir de l’ours. Cependant, depuis la réintroduction du plantigrade, les tensions entre anti- et pro-ours n’ont cessé de croître. La partie n’est donc pas gagnée. Ainsi, ce matin, dans le camp des “anti”, Philippe Lacube, président de l’Association pour le développement durable de l’identité des Pyrénées (Addip), n’assistera pas à la rencontre.
“Au-delà de la véritable offense à la représentativité pyrénéenne que constitue la composition de ce groupe, l’Addip a pris la décision, pour des raisons de fond, de ne pas participer à cette manipulation, a-t-il expliqué. Aujourd’hui, un front pyrénéen de refus de l’ours se fédère autour de l’Addip, englobant élus, profession agricoles et nos associations.”
Le groupe sera cependant présent à Toulouse, place Saint-Etienne, devant la préfecture, pour “présenter le bilan d’évaluation du plan ours rédigé par l’Addip”, précise son président. A n’en pas douter, un fort dispositif de sécurité sera déployé devant la préfecture.









































