A partir d’aujour­d’hui, le personnel des blocs opératoires des urgen­ces et du service de neurochirurgie du CHU Purpan est en grève. Le mouvement concerne une cinquantaine d’aides-soignants et d’infirmières, mécontents de leur statut et surtout de leurs conditions de travail.

Des difficultés de recrutement

“Le secteur est peu attra­yant, car il n’y a pas de re-connaissance salariale des diplô­mes et des qualifications, explique Christian Neuf­court, délégué CGT. Il est temps que la DRH de l’hôpital revoie sa politique de recrutement. Les seules candidatures spontanées ne suffisent plus.” Au cœur du problème de ces deux blocs opératoires : trois postes vacants, que la direction de l’hôpital peine à pourvoir. “Depuis le mois de mars, cinq personnes ont été em­bauchées, mais il y a toujours trois postes vacants.

On rencontre un problème de recrutement”, justifie de son côté Jacques Delmas, directeur délégué aux blocs opératoires, avant de reconnaître : “C’est un secteur très spécialisé avec des con­ditions de travail très difficiles.” La direction assure qu’el­le a pris une dizaine de mesures afin de régler ce problème, entre autres l’em­bauche de personnel intérimaire du­rant l’été afin que les ti­tu­laires prennent leurs va­can­­ces, ou encore de la publicité dans les ma­ga­zi­nes spécialisés pour recruter d’éventuels candidats.