Comment bien vivre en France en 2020 avec 4 tonnes d’équivalent CO2/ an, alors qu’on en émet le double aujourd’hui ? Luc Semal, Marianne Lefebvre et Stanislas Siblot, les trois lauréats du prix Metro-EpE (Entreprises pour l’environnement), ont apporté chacun leur réponse en présentant leurs rapports au jury jeudi dernier à l'université Panthéon-Assas, Paris II. C'est le climatologue membre du Giec Jean Jouzel qui a présidé le jury, composé de représentants des entreprises et de professeurs des universités et des grandes écoles françaises.
C’est Luc, un Lillois de 25 ans, qui a remporté le premier prix de 5 000 euros, sponsorisé par Areva. "On ne dit pas assez souvent que pour atteindre l'objectif des 4 TEC/an/personne, il ne faut pas seulement consommer autrement, mais aussi consommer moins, ce qui demande une organisation collective — qui va consommer moins, et moins de quoi ?", se demande cet étudiant à la Sorbonne. "Je pense qu'il y a encore deux ou trois ans, un dossier laissant une place importante à la sobriété et à la décroissance n'aurait pas gagné. Ce discours devient plus audible avec le temps, mais c'est lent...", poursuit-il.
Le deuxième pris de 3000 euros, sponsorisé par Michelin, a été attribué à Stanislas, étudiant à l’AgroParisTech. "Avec ce prix, je vais pouvoir 'm'acheter une conduite' plus sobre et plus équitable au jour le jour : moins de boites, plus de fruits et légumes frais, plus de produits issus du commerce équitable et de l'agriculture biologique, et pourquoi pas entrer dans une AMAP (pendant un certain temps du moins)", explique ce Vosgien de 23 ans qui a également remporté la mention spéciale des metronautes. Marianne, en master à la Toulouse School of Economics, a reçu le troisième prix de 2000 euros, sponsorisé par BNP Paribas. “C’est agréable de voir l’attention que les entreprises ont porté aux propositions de nos rapports”, se félicite-t-elle.









































