Il aurait pu être un Sultan menant les Turcs ottomans sur les chemins des conquêtes. Il n'est heureusement que sélectionneur d'une équipe nationale de football, même s'il mène tout son petit monde à la baguette. Fatih Terim, l'homme adepte de la gesticulation et de la vitupération aux abords du terrain, propulse sa sélection sur les sentiers de la consécration.
L'homme aux 4 chemises
Parfois bouillant, comme lors d'un match de barrage entre la Suisse et la Turquie en novembre 2005, où il en était venu aux mains, Terim vient au stade avec quatre chemises – "je ne peux m'empêcher d'intervenir" dit-i – tellement il "mouille le maillot". Surnommé Imperator ou encore Boss, ancien défenseur international (51 caps), il est adulé dans son pays, notamment depuis son titre de champion d'Europe (Coupe de l'UEFA) en 2000 avec Galatasaray.
Pour arriver à ses fins, le patron de la sélection turque a des méthodes qui décoiffent. A la limite de la discipline militaire, adepte des grandes colères, il dispose comme avantage d'un charisme naturel qui lui offre cette capacité de faire passer les messages et de transcender les joueurs. "C'est un père pour nous tous", dit Semih Senturk. L'équipe de Turquie est dans une situation difficile, avec ses quatre suspendus et ses cinq blessés (dont trois forfaits pour l'Euro) mais peu importe, Fatih Terim est là : "Dans cet Euro, personne ne nous oubliera !"








































