“C’est affligeant pour le sport. Après la saison que nous venons de passer, c’est très décevant de repartir en D2.” L’en­traîneur du Mérignac-Hand­ball, Thierry Vincent, ne cache pas son amertume. L’an prochain, son équipe évoluera en D2 féminine, faute de moyens financiers.
Pourtant, avec une huitième place en Champion­nat et une finale de Coupe d’Europe, son équipe méritait, sportivement, toute sa place en D1. C’est pourquoi, le Mérignac-Handball et le CA Bègles — relégué sportivement en D2 ­— avaient décidé le 13 juin, lors d’une réunion à la ligue d’Aquitaine, de créer un club commun, afin de maintenir un club girondin parmi l’élite.
Le projet a suscité beaucoup d’espoir du côté de Mérignac. A l’époque, Ro­bert Serra, le président du CA Bègles, s’était cependant montré prudent : “Rien n’est fait, un club ne se monte pas en quelques semaines.” La réalité du terrain lui a donné raison.

2009-2010 en ligne de mire
Dans un communiqué commun, le Handball Mérignac et le CA Bègles indiquent que, “malgré un investissement jamais démenti des municipalités et l’aide de la Fédéra­tion française”, ils ne sont pas parvenus à réunir le budget minimal de 700 000 euros pour engager une équipe en D1 féminine la saison prochaine. Le projet est reporté à la saison 2009-2010. A cet effet, un groupe de travail sera mis en place dès septembre.

En attendant, Bègles et Mérignac vont jouer chacun de leur côté en D2. “Nous avons des joueuses de talent, mais il nous manque les structures”, se désole Jean-Sébastien Lo­pez, entraîneur du CA Bè­gles. Au Mérignac-Handball, c’est un véritable séisme : le club n’a pas évolué en D2 depuis 1998-1999. Et la remontée ne sera pas forcément évidente. A Mérignac, près de cinq joueuses, dont Alissa Gomis et Marion Cal­lave, sont susceptibles de quitter le navire. “Alors, que si nous étions restés en D1, toutes ces joueuses seraient encore au club”, souligne Thier­ry Vincent, démoralisé.