"Ne quittez pas, un téléconseiller va prendre votre appel !" Qui n'a pas entendu au moins une fois ce type de messages en cherchant à réserver un billet de train ou en voulant joindre une hot-line pour
un dépannage. La mission première du téléconseiller consiste en effet à répondre au téléphone et à renseigner ou à aider les clients. Il peut également, et c'est de plus en plus souvent le cas, proposer des achats ou des services supplémentaires. Et se transformer en télévendeur.
Un véritable métier
La profession a longtemps souffert d'un déficit d'image : conditions de travail difficiles, horaires décalés, cadence infernale, salaires peu attrayants... Pendant des années, elle a ainsi attiré des cohortes d'étudiants à la recherche d'un petit boulot. Mais le métier s'est racheté une conduite et aujourd'hui, les entreprises proposent de vrais postes, avec à la clé des évolutions de carrière rapides et motivantes.
Après un ou deux ans d'expérience réussie, un téléconseiller peut devenir superviseur. Responsable d'une équipe de dix à vingt téléconseillers, il répartit les tâches et les horaires, motive ses troupes et surveille les résultats. Plus tard, il peut accéder à un poste de chef de plateau, responsable de plusieurs superviseurs, ou de chef de projet, en charge de la coordination ou du suivi de la clientèle. Les passerelles vers les services commerciaux sont également nombreuses et les évolutions
de carrière transversales se multiplient. Un téléconseiller qui a fait ses preuves en centre d'appels peut décrocher un poste de commercial, de représentant sur le terrain ou de conseiller bancaire. De quoi susciter des vocations !









































