A quelques jours de son quatrième anniversaire, l’office central de lutte contre les atteintes à l’environnement et à la santé publique (Oclaesp) fait parler de lui. Début juin, les enquêteurs de l’Office démantelaient un laboratoire clandestin de fabrication de médicaments non autorisés, destinés notamment à des malades atteints d'un cancer à Messimy (Rhône). Mardi, l’AFP révélait qu’un vaste trafic de revente de serpents vénimeux avait été découvert par le même bureau (voir ci-contre).
“La protection de l’envi­ron­­­nement et celle de la santé publique sont souvent liées : pensons à la pollution du Rhône aux PCB”, expli­que le colonel Thierry Bourret, commandant de l’Oclaesp.

Des renforts prévus pour la rentrée

Le champ d’intervention de l’office est donc très large : de la pollution de l’atmosphère, des milieux aquatiques et des sols à la protection de la flore et de la faune, ce qui mène aussi à la santé de l’homme qui consomme des produits de l’élevage et de l’agriculture. Des renforts sont prévus à la rentrée et l’équipe devrait passer de 32 à 50 personnes, dont des policiers et des repré­­sentants des ministères.
“Même à 50 nous ne serons pas nombreux, cependant nous n’avons pas vocation à mener toutes les enquêtes, mais  à agir comme locomotive”, souligne le colonel.

Comme dans les séries télé américaines quand le FBI est dépêché auprès des polices locales pour apporter son expertise, l’Oclaesp travaillera en liaison avec les gendar­mes de terrain (les Free notamment — voir ci-contre) et les sections de recherche. Ils ne risquent pas de chômer : selon l’INRS (Institut national de recher­che et de sécurité) plus de 800 000 person­nes pour­raient être victimes de pollutions ou d’intoxications dans les vingt prochaines années.