Ils ont beau chanter en anglais, ces cinq jeunes garçons dans le vent sont pourtant bel et bien français. Issus de différents horizons, ils ont formé en 2006 le groupe Empyr.
Benoît Poher (chant) et Florian Dubos (guitare et Chant) sont deux anciens du groupe Kyo, Frédéric Duquesne - à la guitare - est issu du groupe Watcha. Benoit Julliard (basse et chant) est un ancien de Pleymo. Enfin, le batteur, Jocelyn Moze, a fait partie de Vegastar avant la formation d'Empyr.
Leur premier album The peaceful riot, enregistré à Los Angeles, est sorti le 12 mai 2008. Leur premier single s'intitule New Day.
Le site officiel d'Empyr
L'espace MySpace du groupe Empyr
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“Ça va être une belle affiche”
Depuis la sortie de son premier album, The Peaceful Riot (JiveEpic), Empyr, composé de Benoît Poher et de Florian Dubos (Kyo), de Benoit Julliard (Pleymo), de Jocelyn Moze (Vegastar) et de Frédéric Duquesne (Watcha), monte en flèche : concerts complets, dates de grands festivals et conquête du monde. Mais avant, le plus américain des groupes de rock français sera sur la scène Metro demain soir.
Comment se passe la tournée ?
Benoît Poher : Eh bien, ça se passe très, très bien ! On a fait une quinzaine de dates en tout et ça a été vraiment crescendo. Evidemment, on a mis un peu de temps à prendre nos marques, mais les dernières dates ont été vraiment cool. La différence majeure entre le moment de notre dernière rencontre et maintenant, c’est que l’album est sorti depuis quelques semaines. Les gens qui viennent nous voir connaissent les paroles, ils connaissent bien les chansons. Ça change quand même tout.
C’est rassurant de voir les gens chanter, non ?
Complètement. Et puis ça permet de voir aussi quelles sont les chansons auxquelles ils sont les plus réceptifs. Et tu vois, par rapport à des choix de singles dans le futur, c’est intéressant.
Quel sera donc le prochain single ?
(Rires.) Justement, on se prend la tête en ce moment parce qu’on n’est pas tous d’accord sur le choix du deuxième single ! Mais j’ai l’impression que la chanson “Tonight” qui assure vachement, parce que les paroles sont fortes, c’est facile à chanter. Par rapport au public, c’est toujours un moment un peu particulier, donc je suis assez chaud pour le sortir en single. Mais bon…
Et ça sortirait quand ?
Normalement, on est censés l’envoyer en radio la semaine prochaine et puis il faut penser à un clip qu’on tournerait cet été je pense.
Que représente pour vous la Fête de la musique ?
Nous, généralement, le 21, c’est notre jour de congé comme on fait de la musique toute l’année ! Ça fait quelque temps qu’on n’a pas joué lors de la Fête de la musique ! Et quand nous avons appris pour la scène Metro à La Bastille, on a trouvé ça vachement sympa parce que tout simplement c’est l’un des gros trucs qui se passent à Paris. Ça va être bien. Et puis, Kool Shen, Mademoiselle K – c’est une belle affiche.
Ça reste un bon tremplin aussi pour les nouveaux groupes qui veulent percer ?
Oui, c’est un peu le principe sur tous les niveaux. Ça peut servir à Empyr parce qu’il y a plein de gens qui ne nous connaissent pas encore. Quand tu joues dans la rue avec ton groupe, tu vois vraiment de quoi le groupe est capable.
Ça va être plus court qu’un concert habituel…
J’aime bien l’idée de ce format de trente minutes. On va choisir les morceaux les plus énergiques. Je sais que ça va passer vite, mais ça va donner un gros coup d’adrénaline ! Et puis, on n’a pas joué depuis le week-end dernier, ça nous manque ! On a tous envie de remonter sur scène très, très vite !
L’album sort-il à l’international ou vous pensez déjà à enregistrer le deuxième ?
On sort en Allemagne le 5 septembre. On y fait une petite tournée à cette occasion. On a une sortie aussi en Australie, donc on va sûrement aller là-bas pour faire un festival itinérant. Il y a pas mal de petites choses qui se débloquent un peu partout. On va encore durer longtemps avec ce disque-là, donc on va le faire connaître le plus possible. Mais, effectivement, je ne te cache pas qu’on adore écrire de nouvelles chansons, donc je pense parallèlement à tout ça, on va écrire le deuxième.
Vous allez “tester” les nouvelles chansons sur le public ?
Oui. C’est agréable aussi pour nous de jouer de nouvelles choses. Et puis, de toute façon, notre album fait 64 minutes, donc quand on fait un concert de 64 minutes, les gens sont un peu déçus. Il faut rajouter des morceaux et faire au moins une heure et demie de concert.
Vous faites des reprises ?
Non, mais on va peut-être intégrer une ou deux reprises à la rentrée et dans les gros festivals qui arrivent. Peut-être Rage Against The Machine ou Refused.
Tu as vu Rage en concert récemment ?
On les a vus à Los Angeles quand ils se sont reformés. Ça devait être leur deuxième ou troisième concert. On est des fans absolus !