Née en 1972, l’Irlandaise Maggie O’Farrell a mis de côté sa carrière de journaliste pour se consacrer pleinement à l’écriture. Ancienne rédactrice en chef des pages littéraires de l’Independent on Sunday, elle a d’ores et déjà prouvé son talent avec, notamment, La distance entre nous (prix Somerset Maugham en 2005, récompensant un auteur de moins de 35 ans). Belfond choisit aujourd’hui de publier son nouvel ouvrage, L’étrange disparition d’Esme Lennox, un roman qui comme son nom l’indique regorge de mystères et de faits troublants.

Fermeture de l’asile
Le jour où l’asile de Caulstone à Edimbourg ferme ses portes, la vie d’Iris va basculer. Cette trentenaire à la vie calme, qui sort avec un homme marié, savoure les apéros avec son frère, sera bouleversée quand elle apprend, par lettre, qu’elle doit venir chercher sa grande tante dans un hôpital psychiatrique qui ferme ses portes. Iris ignorait jusque-là que Kitty, sa grand-mère atteinte de la maladie d’Alzheimer, avait une sœur… Cette femme « cachée », âgée de 76 ans aujourd’hui vient de passer 60 ans dans la structure, pour des raisons bien obscures.

Dénoncer les conventions
Comme dans son premier roman Quand tu es parti, Maggie O’Farrell mêle les époques, les récits et les destinées. Dans L’étrange disparition d’Esme Lennox, le lecteur voyage entre l’Inde coloniale et la bourgeoisie écossaise, entre les années 30 et la fin du XXe siècle, le tout, à travers un drame familial qui n’a rien à envier. Peut-on interner une adolescente qui choisit la rébellion plutôt que le respect des conventions ? L’erreur de diagnostic est évidente, Esme, n’a rien d’une folle…