Ouf, ça fait cinq ans qu’on attendait la suite de l’histoire d’amour entre Carrie Bradshaw (Sarah Jessica Parker) et Mr. Big (Chris Noth). Dans le dernier épisode de la série à immense succès Sex and the City, les deux se retrouvaient enfin, après de nombreuses ruptures. Durant dix ans, les téléspectateurs du monde entier ont suivi les aventures et la quête de l’amour des quatre copines new-yorkaises, Carrie, Miranda, Samantha et Charlotte. On se reconnaissait dans chacune d’entre elles. Adaptée du livre de Can­dace Bushnell, la série est devenue un phénomène de société et de mode... littéralement. Les ventes des chaussures Manolo Blahnik peuvent en témoigner...
Perchée sur des talons vertigineux Fendi et habillée d’une robe verte Dolce & Gabbana, Sarah Jessica Parker nous en dit plus...

On s’attend à un film léger, mais c’est assez poignant des fois...
J’adore le fait qu’on a pu raconter l’histoire de cette manière peu conventionnelle de faire une comédie. Il y a une touche de mélancolie...

Carrie, votre personnage, est devenue une vraie icône...
Ça me choque ! Je vis à New York, donc j’ai des souvenirs du tournage un peu partout. Je suis surprise et en même temps émue d’avoir participé durant des années à faire quelque chose qui a touché tant de gens.

Sortiriez-vous avec Mr. Big ?
Je ne pense pas que j’aurais la  force d’avoir une relation avec quelqu’un comme Mr. Big car c’est bien trop compliqué ! Mais pour beaucoup, l’amour compliqué est le plus passionnant. Il n’y a pas de bon ou de mauvais moyen d’aimer...

Candace Bushnell était-elle présente sur le tournage ?
Elle était là sur le tournage du tout premier épisode il y a dix ans. Son livre était tellement fort et excitant que ça nous a suffit pour nous lancer. Après, on ne l’a plus revue, elle écrivait ses livres.

Est-ce que le film L.A. Story (1991) a été un vrai point de transition pour vous ?
Cela a été une transition pour moi en tant que personne, pas seulement actrice. J’étais jeune et c’était un rôle tellement important, mais je ne le savais pas à l’époque. Cela a changé le cours de ma carrière. C’est grâce à L.A. Story que j’ai été choisi pour jouer dans Sex and the City. Je le sais. Le scénariste et acteur Steve Martin a été le premier à me faire jouer le rôle de la jolie fille. Et ça change vraiment la façon dont on est perçue ensuite.

Y aura-t-il une suite à Sex ?
Michael et moi, nous n’en avons même pas parlé car ce film a été un tel cadeau que vouloir plus serait de la pure luxure !

En parlant de luxe, gardez-vous vos vêtements ?
On garde tout ce qui n’est pas prêté. Nous avions tout archivé, et cela a été utile pour certaines scènes. Mais tout ce que les couturiers nous prêtent est rendu aussitôt.

Vous avez lancé votre propre ligne de vêtements, Bitten. Vous avez l’intention de la commercialiser en Europe ?
Elle est maintenant distribuée dans presque 300 points de vente aux Etats-Unis, mais pour l’instant, il n’y a pas de projets plus internationaux.