Les départements ont-ils encore la cote ? Après le rapport Attali, qui suggérait leur suppression, un nouveau système de plaques minéralogiques, en vigueur le 1er janvier 2009, fera disparaître le numéro indiquant l’origine du véhicule. Si la réforme simplifie les procédures d’acquisition de véhicule, la suppression de l’origine départementale suscite une levée de bouclier jusque dans les rangs de l’Assemblée Nationale.
Numérotation nationale
Le système d’identification des véhicules (SIV) prévoit que les plaques seront numérotées nationalement et qu’une voiture gardera son immatriculation, même si elle change de propriétaire ou que le propriétaire change de lieu de résidence. Une façon de répondre à un problème de comptage : de nombreux propriétaires oublient de déclarer les véhicules qu’ils envoient à la casse.
Jusque-là, que du positif. Mais, en rendant facultative la mention du département d’origine, la réforme déplaît : selon l’Ifop, 71% des Français seraient opposés à cette suppression. Un mécontentement relayé par le député UMP Richard Mallié, qui a créé le club Jamais sans mon département. Soutenu par 120 parlementaires, il compte bien faire fléchir Michèle Alliot-Marie. Lors d’une conférence organisée à l’Assemblée nationale hier, Richard Mallié a estimé que son action était “guidée par l’affect”. Le député PS Alain Vidalies a lui mis en avant le risque d’atteinte à la sécurité routière : on sera plus vigilant face à un conducteur qui circule dans un département qu’il ne connaît pas. L’initiative peut faire sourire, mais les parlementaires réclament un moratoire et Richard Mallié assure qu’il “ira jusqu’au bout”. Le ministère de l’Intérieur est prévenu : on ne plaisante pas avec l’identité départementale.



































